Extraits des Echos -Anne Feitz

La Commission européenne vient de signer la fin des moteurs thermiques à cette date. Elle souhaite aussi imposer aux Etats l'installation de bornes de recharges publiques. La France, qui plaidait le maintien des voitures hybrides rechargeables pendant une période de transition, n'a pas obtenu gain de cause.

Dans l'industrie automobile, les mesures proposées ce 14 juillet par Bruxelles vont provoquer un véritable séisme.

Seuls les véhicules neufs, 100 % électriques ou à hydrogène, n'émettant aucun gaz à effet de serre en roulant, pourront être vendus après 2035.

L'Europe prépare la fin des ventes de voitures essence et diesel en 2035

Virage radical

Même si les constructeurs ont largement anticipé cette révolution, le virage n'en bouleversera pas moins le secteur. Sntes en 2030.

Automobile : les constructeurs français anticipent une hémorragie d'emplois

« Les constructeurs, qui sont des mastodontes dotés d'une certaine capacité d'adaptation, seront prêts. Mais les sous-traitants, dont beaucoup ne fabriquent qu'un composant pour les véhicules thermiques, auront plus de mal ! », insistait récemment Luc Chatel , le président de la plateforme automobile (PFA), qui représente la filière en France. En témoignent les emplois déjà perdus en France dans les fonderies , ou dans des sociétés comme Bosch à Rodez.

« C'est une révolution industrielle aux proportions historiques », avait de son côté alerté l'ACEA dans une lettre ouverte à Bruxelles, rappelant que l'automobile représente 8,5 % des emplois industriels en Europe. Le Lobby des constructeurs à Bruxelles n'a guère tardé à réagir, estimant qu'interdire une technologie n'était pas rationnel et réitérant son appel à des objectifs contraignants en matière d'infrastructure de recharge.