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qui peine à livrer ses moteurs à succès D3, D4, D5 et D6 !

A l'origine de cette pagaille, la forte demande notamment aux Etats-Unis, qui n'était pas anticipée par Volvo, mais aussi des problèmes graves dans sa chaine d'approvisionnement,

Tout d'abord le manque de composants électroniques consécutif à l'interdiction de vente de certaines technologies américaines à des industriels chinois, prise par l'administration Trump, qui commence à faire des ravages dans l'industrie, dans un contexte où en plus, la crise sanitaire a désorganisé la supply chain de l'industrie.. Ensuite, la faillite de la fonderie allemande Hallberg Guss (Sarrebrück et Leipzig) en mai 2020, réputée pour la qualité de ses productions, mais qui n'aura pas survécu à la crise du Covid et à la stratégie de certains de ses clients, notamment dans l'automobile, de sous-traiter à pas cher, en Chine, en Corée, au Brésil et en Turquie.

Confronté à cette faillite, Volvo Penta a, dans un premier temps, gonflé ses volumes de commandes auprès d'Hallberg Guss pour disposer d'un volume suffisant de blocs moteurs, avant de décider de réintégrer cette activité dans sa fonderie suédoise de Skövde, un processus de réintégration qui ne se passerait pas aussi bien qu'anticipé...

Conséquence de cette pagaille industrielle et logistique, certains plaisanciers vont sans doute devoir faire des choix autres que ceux qu'ils pensaient faire, ou recevront leur bateau plus tard que prévu...