« Nous maintenons le cap malgré un ralentissement des commandes », a assuré Nadège Blanchot, secrétaire comptable de la fonderie. De quoi rassurer le maire, Gilles Noël, venu prendre le pouls d’une entreprise qui, avec quatre salariés, contribue à la vitalité de l’économie locale.

Quatre tonnes par mois d'aluminium Privé d’extension à Surgy où il avait repris une fonderie ancestrale, Cyrille Blanchot a profité de la disponibilité d’un bâtiment industriel de 450 m² dans la commune, pour y transférer son atelier d’usinage en 2013. Deux ans plus tard, après avoir doublé la surface de production, il pouvait délocaliser la fonderie et recentrer l’activité sur un seul site. L’usine travaille l’aluminium à raison de quatre tonnes par mois, pour fabriquer du mobilier urbain, comme des potences de luminaire, ou des sphères pour chapeauter les piliers, des carters de moteur, des arbres pour tapis roulants, des poignées pour fleuret d’escrimeur, des pièces entrant dans les détecteurs de fuites d’eau, de petits radiateurs de refroidissement, des bras d’étagère pour camion frigo. Les commandes émanant de France et de l’étranger sont très variables.

Un moule préparé sur place pour les plaques de rue Une autre ligne de production (à hauteur de 2 ou 3 %) concerne les plaques de rue et les numéros. Lettres et chiffres apparaissent en relief. Le tout est traité en deux tons à la peinture époxy. C’est très demandé en ce moment à cause de la pose de la fibre qui demande une identification précise des foyers. Côté fonderie, quatre fours permettent de fondre l’aluminium à 800?°C. Il est ensuite coulé à la louche dans un moule inclus dans une presse. Chaque pièce exige la fabrication d’un moule spécifique. Cette coquille en métal est préparée par un mouliste. Pour les plaques de rue, le moule est préparé sur place avec un sable spécial qui durcit.

Des pièces commandées par les entreprises voisines Côté usinage, où se succèdent les énormes machines numériques, on ébarbe, on perce, on fraise, on polit ce qui vient de la fonderie, mais on tourne aussi des arbres en acier ou toutes sortes de pièces commandées par les services de maintenance pour réparer leurs machines, les usines voisines en profitant amplement.