"Aujourd'hui on a à peu près deux mois qui sont couverts, explique Thierry Bourguignon, le dirigeant de la PME. Si la crise doit continuer, et qu'on ne peut plus fabriquer en Chine ou qu'on ne peut plus expédier vers ici, on commencera à avoir de problèmes de manque de composants pour pouvoir livrer nos clients en Europe". L'entreprise blayaise doit désormais envisager la rupture d'approvisionnement. Une situation inquiétante avec des conséquences en France mais aussi en Chine.

Soixante-dix salariés en Chine La fonderie de la PME emploie 70 salariés à Wudang, dont un Français.

"La fonderie va se retrouver dans une situation de chômage 'technique', avec les protections qui sont des protections différentes, sauf si le gouvernement chinois nous demande de continuer à payer malgré les contraintes;. C'est déjà la consigne qu'on a reçue.

On nous a demandé de continuer à maintenir le salaire de gens qui ne travaillent pas.

Dans l'attente de décisions sanitaires du gouvernement chinois, la PME blayaise pourrait se tourner vers d'autres fournisseurs. Mais ce revirement s'annonce compliqué : la majeure partie de ses outils de production sont eux aussi confinés en Chine.

Voir le reportage de France 3 Aquitaine

A Blaye, cette entreprise craint les conséquences du coronavirus sur son activité