C'est un prestataire de services de la SAM qui a reçu un courrier, daté du 4 juillet, et stipulant les noms et qualité du mandataire judiciaire : la Société civile professionnelle BTSG basée à Paris. Puis, au terme d'une nouvelle décision rendue, en date du 28 juin, le Tribunal de commerce de Paris a nommé Maître Vincent Aussel de Montpellier à ses côtés comme mandataire judiciaire. En clair, les sous-traitants de la SAM disposent d'un délai de deux mois pour adresser leurs créances aux administrateurs judiciaires . Depuis quelques semaines, les rumeurs vont bon train quand à la prospérité de la SAM, mais l'annonce de cette procédure de sauvegarde suscite bien des interrogations. Celle qui revient en boucle, «comment en sommes-nous arrivés là ?», obtient une réponse quasiment identique, «à force de voir l'orange clignoter, il fallait bien s'attendre à ce qu'il passe au rouge», lâchent des observateurs. Rappelons que la SAM pèse aujourd'hui plus de 500 emplois sur le Bassin, dont 450 en CDI ou CDD, plus une centaine en intérim. Pour un chiffre d'affaires de 70 millions d'euros. Par ailleurs les trois entreprises du même groupe (Arche) déjà placées en redressement judiciaire fragiliseraient-elles la SAM ? Autant de questions qui restent sans réponses.

La procédure de sauvegarde Vouée, en principe, à favoriser la réorganisation de l'entreprise en difficulté, la procédure de sauvegarde intervient avant la cessation de paiement. Déclenchée par le dirigeant, elle permet à l'entreprise de poursuivre ses activités et de maintenir ses emplois, tout en apurant ses dettes. Une fois la période d'observation passée, un plan de sauvegarde peut fixer les perspectives de redressement de l'entreprise.