Dans le Nord-Est, les ânes servent l'infanterie, le Génie et l'artillerie. Des cantonnements aux positions, dans les étroits boyaux des tranchées, ils se faufilent partout. Dans la chaîne des transports, les bourricots sont l'un des derniers maillons.

J'ai vu l'intelligence des ânes qui se couchaient sous les bombardements. Nous avions des ânes attelés pour traîner des voiturettes chargées des mitraillettes et leurs munitions, écrit H. Cadoux, Classe 1915, mitrailleur de la 1ère division de cavalerie démontée. Il y en avait de toute petite taille qui pouvaient circuler dans les boyaux apportant le ravitaillement et qui économisaient ainsi la vie des hommes. Ces ânes venaient eux-mêmes à notre position, nous les déchargions et ils faisaient demi-tour pour repartir aux cuisines.

Les Poilus en prennent soin, mais les ânes souffrent de froid et d'épuisement. Ils tombent par milliers sous la mitraille ou ils se noient dans des trous d'obus boueux dans lesquels ils s'enlisent.



Le 1er jour de la fête des Anes, samedi 30 juillet, sera rythmé par les cérémonies officielles de l’inauguration de la statue à la gloire des ânes de Neuville-lès-Vaucouleurs, suivies d’une animation sur le thème de la Bataille de Verdun (exposition, défilé, reconstitution historique…). Le 2ème jour donnera lieu à un grand rassemblement d’ânes.