Il n’y a plus guère d’espoir de voir un repreneur reprendre le flambeau pour redonner vie à MT Technology. Au contraire. Le présumé candidat italien dont les premiers contacts ont été établis vers la fin 2015, spécialiste en fonderie automobile, immobilier et luxe, n’a pas fait l’affaire. « Il ne présentait pas toutes les garanties demandées, notamment financières » souligne Jean-Michel Gallioz.

Aux côtés du maire, samedi dernier, une réunion s’est tenue à l’Hôtel de Ville en présence de Morgan Tanguy sous-préfet, Béatrice Santais, députée, Émilie Bonnivard et François Chemin, conseillers régionaux, Christian Grange, conseiller départemental, et les membres du collectif “Métaltemple toujours debout”. « Pour l’heure, aucune autre piste n’est envisagée » indique le premier magistrat. Aucun candidat à la reprise ne s’est fait connaître. L’activité ne reprendra pas. Pour le maire, « il va falloir passer à la vente de l’actif telles que les machines et aussi le matériel. __ 113 salariés sur le carreau__ Sans omettre la reconversion du personnel. La liquidation judiciaire prononcée lundi 11 avril dernier par le tribunal de commerce de Chambéry laisse 113 salariés sur le carreau. Soit un tiers pour Saint-Michel et deux pour le reste de la vallée. Un éventuel repreneur aurait dû débourser entre 1,5 et 2 M€ pour remettre le train sur les rails. Si on comptabilise, notamment, la remise en état des bâtiments connaissant de sérieux soucis, tout comme l’outil de travail lui-même.

Toujours au niveau financier, au niveau de la commune, MT Technology laisse un trou de 100 000 € ! Parvenir à une telle issue, pour Gilles Meyer « c’est triste et désolant ! Nous ne pouvons qu’être déçus par la tournure que cela a pris. » Le secrétaire du Comité d’entreprise rappelle que « nous avions un véritable savoir-faire entre les mains. Nous étions la seule fonderie de précision a employé ce procédé. Nous étions connus et reconnus auprès des constructeurs. Une technique unique qui va probablement partir à l’étranger. »

Le déménagement des machines est en route. Le liquidateur ne pouvait plus attendre. Pour Gilles Meyer, « aujourd’hui, ne pas avoir trouvé un repreneur, est inacceptable. Tous les salariés pointent à Pôle emploi. » Il constate que « le collectif a beaucoup œuvré mais le temps était compté. »

Reste à savoir ce que va devenir le site. Il conviendra probablement d’entreprendre des travaux de désamiantage et de décontamination. Fondée par Louis Renault, l’usine ne célébrera pas en 2017, ses 100 ans.

Par Patrice DEYMONNAZ