Eléments du discours de M.Olivier Bencteux directeur du site aux officiels venus fêter les 100 ans de la fonderie de Dompierre sur Besbres (03). "Une longévité remarquable, que l’on doit avant tout à ses salariés ; passionnés, pleins de talents qui se sont succédé durant toutes ces années.

Ces salariés qui, de génération en génération, se passent le témoin tout en restant un peu « propriétaire » de leur usine, et ce bien après leur départ.

On le comprend bien, quand on dirige cette Usine. Enfin ces salariés, qui ont compris que c’est en s’unissant autour d’un but commun, que l’on co-construit un avenir durable.

Permettez moi de leur rendre, à tous, un hommage bien mérité et, permettez moi de rendre un hommage particulier à Monsieur Jean MASLARD, qui a dirigé cette usine pendant 33 ans, qui nous fait l’honneur d’être parmi nous. C’est pour toutes ces raisons, que demain, nous ouvrirons nos portes à nos salariés et à leurs familles, aux retraités et à nos voisins pour fêter ensemble ce Centenaire. Ce sera une grande fête que les salariés sont heureux de partager avec leur entourage. Lorsque l’on parcourt les 100 ans d’histoire de l’usine de Sept Fons, un fil rouge ressort d’une manière évidente

SEPT FONS a toujours dû se battre pour exister,

SEPT FONS a toujours su rebondir et

SEPT FONS a toujours su transformer les défis en réussite !

Je vous propose de nous arrêter sur quelques points de repère de ces 100 ans d’histoire passionnantes :

C’est à la fin de la première guerre mondiale, en 1919, que Claudien PUZENAT, fils du fondateur de la maison PUZENAT, grand fabricant de machine agricole de l’époque, décide de se lancer dans la Fonderie. Les premières pièces sont coulées à l’abbaye, chez nos voisins, dont je salue la présence aujourd’hui, car les débuts ont été un peu compliqués D’abord l’achat du terrain car on ne voyait pas d’un bon œil l’implantation d’une usine en plein territoire agricole, qui accaparerait la main d’œuvre locale.

Et puis les fondeurs Ardennais qui ne croyaient pas à la réussite d’une fonderie, hors des Ardennes, dans une région agricole, sans main d’œuvre spécialisée.

Malgré tout 1921 fut le début de l’histoire et l’usine démarre sous la marque PUZENAT avec la fabrication de pièces pour le matériel agricole envoyées à BOURBON LANCY (l’usine mère) pour l’assemblage. Un petit clin d’œil à notre ancienne « usine mère » aujourd’hui nommée FPT (Fiat Powertrain).

Les années passent, l’usine s’agrandi, le matériel agricole se mécanise et n’est plus l’avenir, il faut trouver d’autres fabrications pour la survie du site. Ainsi à la fin des années 50, le site se modernise, commence à fabriquer des pièces pour l’automobile et délaisser petit à petit le matériel agricole. A noter, la première pièce de freinage est lancée en 1958. C’était un tambour pour la SIMCA Aronde … Le site change régulièrement de nom pour devenir SIMCA, TALBOT, CHRYSLER, PEUGEOT, En 1982, le premier carter pour moteur diesel pour l’automobile est fabriqué. Ce carter va remodeler complètement l’activité de l’usine pour en devenir la production principale pendant plusieurs décennies.

En 1998, l’usine accentue sa présence dans les pièces de freinage avec la sortie du 1° disque ventilé. Et puis 2016, encore un tournant pour l’usine puisque l’usinage des pièces de freinage arrive sur le site.

L’histoire se répète puisqu’à ce moment-là, les mauvaises langues diront que les fondeurs ne savent pas usiner. Il faut reconnaitre, qu’après avoir été une pure fonderie pendant 95 ans, intégrer ce nouveau métier qu’est l’usinage pouvait paraitre osé ! Et nous avons réussi ! Cette transformation stratégique, initiée par mes prédécesseurs en totale co-construction avec notre partenaire social historique, est LA réponse plus que pertinente nous permettant d’aborder avec la plus grande sérénité la transition énergétique qui s’impose à nous.

Depuis 2016, où nous avons transférées des lignes venant de l’usine de Caen, qui réalisaient alors 35 000 pièces par semaine, nous n’avons cessé d’augmenter notre capacité de production par des investissements successifs de nouvelles lignes en 2019, 2020 et 2021 pour pouvoir usiner aujourd’hui 100 000 pièces par semaine. Et dès début 2023, c’est 2 nouvelles lignes qui démarreront qui nous permettront de livrer 130 000 pièces par semaine soit un peu plus de 6 millions par an. Dans le même temps, la fonderie n’est pas en reste. Elle se transforme pour accompagner cette montée en puissance, grâce aux nouvelles pièces que nous avons remportées face à la concurrence. Et puis des innovations mondiales, développées par notre usine sont en production depuis quelques années.

Depuis 4 ans, avec le soutien de l’Etat, de la Région, l’aide du Conseil Départemental et l’action déterminante du CSE, c’est plus de 40 millions que PSA puis STELLANTIS ont investi sur le site !

Dans le contexte actuel, où le monde de la Fonderie est en souffrance, nous, à Sept Fons, nous faisons figure d’exception avec un avenir résolument au beau fixe.

Bien sûr, d’autres défis nous attendent, comme la décarbonation de notre outil industriel, la sobriété énergétique … comme à l’habitude, je suis sûr que nous saurons, avec l’aide de vous tous, transformer ces défis en réussite. Pour l’heure goutons le moment présent.

Que de chemin parcouru depuis 100 ans et Quelle satisfaction !

Quelle satisfaction de voir que notre ligne de conduite partagée avec le corps social : « C’est la compétitivité qui crée l’attractivité qui génère l’activité ! » paye ! Notre slogan : « SEPT FONS : 100 ans de passion et de talent tournés vers l’avenir » prend tout son sens et encore pour bon nombre d’années.

Encore une fois, merci pour la passion, l’engagement et le professionnalisme, mais aussi le dévouement et la confraternité des femmes et des hommes qui se sont succédé et qui travaillent aujourd’hui sur le site.

Au-delà de tout, c’est cela, qui nous rend fiers de ce Centenaire et qui nous donne confiance en l’avenir !

Je laisse la parole à Monsieur Philippe DIOGO, secrétaire du Conseil Social et Economique de l’usine de Sept Fons"