LES ECHOS -

Le constructeur tricolore devrait faire entrer ces deux partenaires au capital de la filiale qu'il va créer dans les moteurs thermiques et hybrides. Les discussions sont bien avancées, mais les participations définitives ne sont pas encore arrêtées. Renault veut créer deux filiales, l'une consacrée aux moteurs thermiques et hybrides, et l'autre aux véhicules électriques.

 Un constructeur automobile chinois et un géant pétrolier saoudien au chevet de Renault ? C'est bien le 
 scenario qui est en train d'être peaufiné en coulisses. Le constructeur tricolore, qui projette de filialiser ses 
 activités dans les moteurs thermiques et hybrides, d'un côté, et dans le véhicule électrique, de l'autre, discute 
 avec Geely et Saudi Aramco de leur entrée au capital de l'entité thermique « Horse », ont confirmé de bonnes 
 sources aux « Echos ».

La compagnie saoudienne, leader mondial du pétrole, est assise sur un tas d'or : plus rentable que jamais, elle cherche aussi à se diversifier hors de l'or noir.

Lourds investissements à venir

Avec l'arrivée de nouveaux partenaires dans les moteurs thermiques, Renault espère dégager des fonds pour financer les lourds investissements à venir dans l'électrique, mais aussi créer autour de « Horse » un « leader mondial, global et compétitif » dans les systèmes de motorisations, tout en partageant les coûts de développement.

Reuters a évoqué une répartition de 40 % pour Renault et Geely, et de 20 % pour Aramco, qui n'est pas confirmée à ce stade. Selon nos informations, le constructeur tricolore est effectivement prêt à perdre la majorité de l'entité « Horse » et même à descendre à 30 %, à condition d'en rester le premier actionnaire de référence.

Renault : la question explosive de la participation de Nissan

 C'est avec Geely que les discussions sont les plus avancées. Le constructeur chinois, propriétaire de Volvo, est 
 déjà partenaire du Losange en Chine et en Corée du Sud. Basée à l'étranger, la filiale « Horse » doit regrouper 
 les centres d'ingénierie, ainsi que les usines de moteurs et de boîtes de vitesses en Espagne, au Portugal, en 
 Turquie, en Roumanie, au Brésil, au Chili et en Argentine.

La participation de l'allié Nissan au tour de table de « Horse » ne semble pas à l'ordre du jour, même si « la porte n'est pas fermée »ire historique au capital de l'autre filiale qu'il compte créer, consacrée au véhicule électrique.

Chacune des deux entités doit regrouper environ 10.000 salariés (sur un total de 120.000 dans le groupe, après retraite de Russie). Renault, qui refuse de commenter ces informations, a prévu de dévoiler le schéma de sa restructuration, et ses partenaires à venir, lors d'une « journée investisseurs » qui se tiendra cet automne.