et celle de l'électricité par 8. CAPITAL -

 Sans aides financières de l'Etat, son patron redoute de devoir mettre la clé sous la porte.

Personne n'est épargné par la flambée des coûts de l'énergie et certains secteurs sont particulièrement affectés. C'est le cas notamment de la fonderie Bam, située à Joigny, dans l'Yonne, dont l'activité est aujourd'hui menacée, rapporte France 3 Bourgogne Franche-Comté, mercredi 31 août.

La fonderie BAM (Business-Alu Masué), qui emploie 50 à 60 personnes, fond de l'aluminium, à destination principalement du marché automobile européen. Elle a donc besoin de gaz pour ses fours et d'électricité pour faire tourner ses machines.

"Nous sommes un gros consommateur par rapport à une entreprise standard", affirme Bruno Janvier, son patron, à nos confrères. Depuis 2018, les prix du gaz et de l'électricité n'avaient pas évolué, et l'entreprise a signé des contrats de quatre ans.

 À LIRE aussiGazprom suspendra “complètement” ses livraisons à Engie dès jeudi

"Pour le gaz, on passe de 160.000 € à 1.600 .000 €"

 "Fin 2021, on nous a avertis qu'il faudrait prochainement signer les nouveaux contrats, et que le gaz serait 
 multiplié par 2,3", raconte l'entrepreneur. "À l'époque, je me suis dit qu'aucun de mes clients internationaux 
 n'accepterait de répercuter cette hausse, j'ai donc décidé d'attendre le printemps, une période à laquelle, 
 habituellement, les prix chutent." Mais la guerre en Ukraine menée par la Russie a entraîné la hausse des prix 
 de l'énergie.

"Au printemps, les prix étaient multipliés par 5 ou 6", précise Bruno Janvier qui cherche alors des alternatives (énergie solaire, hydrogène...), en vain, "l'utilisation de ces énergies sur de la fusion de matériaux à 700 degrés, ça n'existait pas encore." Le patron n'a donc d'autre solution que de se tourner vers Engie pour un nouveau contrat signé au 1er septembre. Or, en recevant la facture, c'est la douche froide :

"Pour le gaz, on passe de 160.000 € à 1.600 .000 €. Et pour l'électricité, mon nouveau contrat commencera dans quatre mois, je passerai de 220.000 € annuels à 1.600.000 €."