Le Maine Libre consacre une série à la famille Bollée et à ses inventeurs de génie.

Ernest-Sylvain. « Le patriarche », l’homme avec lequel la saga au Mans a véritablement commencé.

Un dessin de Ernest-Sylvain Bollée : devant lui les instruments des fondeurs (diapason et compas avec documents de géométrie), à sa droite le carnet de notes et à sa gauche derrière lui, les médailles de concours obtenus avec ses cloches. | COLLECTION PRIVÉE FAMILLE BOLLÉE

Années 1830 dans la Haute-Marne. Ernest-Sylvain Bollée et son frère Jean-Baptiste-Amédée perpétuent la tradition familiale. À leur tour ils deviennent saintiers ou fondeurs de cloches. Et ils décident de bouger.

En 1838, Ernest-Sylvain s’arrête à Mayet, chez un certain Julien Gourdin, horloger de réputation internationale. Un tournant. Un déclic. Tandis que Jean-Baptiste part s’installer à Orléans, Ernest-Sylvain reste en Sarthe. Si Jean-Baptiste Amédée était très conventionnel, Ernest-Sylvain était très curieux​, précise-t-on du côté de la descendance de la famille Bollée. En pleine révolution industrielle, il s’intéresse aux nouvelles technologies de l’époque. Très ouvert, il veut comprendre le fonctionnement des choses.

Un passage par Mayet

À Mayet, Ernest-Sylvain apprend beaucoup. Mais son métier, c’est fondeur. Et il faut bien vivre. Alors, il songe à s’installer​, poursuit-on du côté de la famille Bollée. Il choisit La Flèche mais sa fonderie est inondée à plusieurs reprises par les crues du Loir​, indique Christian Bellec, président de l’Association pour la réalisation d’une réplique de la Mancelle d’Amédée-Ernest Bollée (ARMAB). Il envisage alors de se poser à Angers. Mais la ville est faite de très nombreuses maisons en bois et le bois fait mauvais ménage avec une fonderie​, livre la famille. C’est un