L'ILLUSTRE - Cent quarante ans après le premier coup de ciseau du célèbre sculpteur, Léonard Gianadda, le galeriste de Martigny, fait réaliser une statue inédite du poète Victor Hugo, qui trônera bientôt dans les jardins de la fondation valaisanne. Récit d’un coup de cœur pour une œuvre qui a failli ne jamais exister.

A la Fonderie de Coubertin, Léonard Gianadda contemple avec beaucoup d’émotion le moule en plâtre de Victor Hugo nu, haut de 2 m 10, réalisé à partir de l’œuvre d’Auguste Rodin. Très fragiles, les bras sont fondus séparément. Blaise Kormann En août 2017, on l’a vu fondre en larmes au moment de découvrir l’exposition consacrée à ses photos du Festival international de la jeunesse de 1957, accrochées au Musée panrusse des arts décoratifs et populaires, à Moscou, fleuron culturel d’une Russie moins hostile qu’aujourd’hui. Cinq ans plus tard, le 13 juin dernier, on l’a vu étreint par la même émotion lorsque les Compagnons chaudronniers de la Fonderie d’art de Coubertin, dans la banlieue de Paris, ont commencé à faire couler les 550 kilos de bronze chauffés à 1100°C dans le moule d’une statue de Victor Hugo, qui trônera bientôt dans le jardin de sa fondation.

A 86 ans, Léonard Gianadda n’a non seulement rien perdu de son dynamisme et de sa soif d’entreprendre, mais il est toujours aussi passionné...

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