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Le combat des salariés de la fonderie SAM en Aveyron n’est pas fini. Ils lancent une procédure collective aux Prud’hommes. Parallèlement, ils suivent aussi la possible reprise de l’usine menée par un industriel lotois et la Région.

Plus de 85 % des 333 licenciés de la SAM ont déposé lundi un dossier devant le conseil des Prud'hommes de Rodez. 283 dossiers déposés pour demander des dommages et intérêts pour licenciements abusifs à Renault et Jingjiang. La fonderie du bassin de Decazeville a fermé ses portes après près deux ans de combats des salariés en décembre dernier. Les salariés licenciés demandent chacun plusieurs dizaines de milliers d’euros selon leur poste et leur ancienneté.

Six gros cartons

Dans les six gros cartons, posés sur les marches du tribunal de Rodez, 283 dossiers détaillés pour demander des dédommagements à Jijiang, le propriétaire de l’usine et à Renault, leur principal client de l’usine. Mais dans ces cartons, les ex de la SAM on surtout laissé de la colère et du dégoût. "On ne méritait pas ça. On s'est toujours battu pour faire des pièces en temps et en heure. Ils ont nous amenés à notre perte. Il y a tellement de choses à réparer." Car Katie, Mimi, 34 ans de fonderie toutes les deux, continuent de pleurer quand elles passent devant l’usine. "C'est difficile... quand on passe, que les barrières sont fermées. On ne peut même pas rentrer. "

On n'oubliera pas, et on ne pardonnera pas

Et il faut que Renault et Jijiang paient, comme la députée" l’a fait le week-end dernier, prévient David Gistau de la CGT. "On n'oubliera pas, et on ne pardonnera pas. Démocratiquement, ils auront à la fois à payer devant la justice. Et la députée l'a payé. C'est la Nupes qui est passée sur la circonscription d'Anne Blanc. Et donc c'est une réponse du bassin qui s'est exprimé très fortement contre LREM."