Les Echos - Nicolas Barré extraits

C’est ce qu’a voté cette semaine le Parlement européen en imposant la fin des moteurs thermiques en 2035.

Le choc est colossal pour cette industrie née sur notre continent.

«Un instant monsieur le bourreau»: ainsi pourrait-on résumer «l’amendement Ferrari» déposé par des eurodéputés italiens pour laisser un an de plus aux constructeurs vendant moins de 10.000 bolides par an pour s’adapter à la fin du thermique. Parmi eux, outre Ferrari, Bentley, Rolls-Royce ou encore Lamborghini.

Cette révolution électrique va s’accompagner d’innovations telles que les batteries «solides» : cette technologie suscite de grands espoirs car elles sont plus sûres et permettent de doubler l’autonomie des voitures.

L’essor de l’électrique n’est toutefois pas un fleuve tranquille comme le montrent les récentes difficultés de Tesla, contraint de réduire de 10 % ses effectifs.