LE MONITEUR- commun aux groupes Liébot et Corre

Les deux familles se sont alliées pour créer la première fonderie (affinerie) d’aluminium française avec un système de tri des déchets sur site. Avec l’ambition de maîtriser leurs approvisionnements, tout en proposant un aluminium bas carbone.

Sous le nom de « Coralium, fonderie bas carbone » le rideau est tombé jeudi 9 juin, et c’est le directeur général du groupe Liébot, Bruno Léger présentait ce nouveau projet : « Nous allons créer, d’ici l’automne 2024, à Sainte-Hermine (Vendée), la première fonderie d’aluminium d’Europe capable de trier tout type de déchet du genre sur site pour produire des billettes d’aluminium bas carbone. » Le constat des deux familles est plutôt simple : les produits d’aluminium en fin de vie ne sont pas fondus en France, et partent sur d’autres marchés, comme la Chine. Le but est à présent de garder ces matériaux en fin de vie sur le territoire afin de les trier, les fondre et les remettre en boucle fermée sur le marché du bâtiment, qui a ses exigences en alliage 6060 et 6063.

L’usine, qui fera 9 000 m², aura une capacité de production de billettes d’aluminium de 20 000 tonnes par an. Il s’agira d’un investissement de 30 M€ avec la création de 60 emplois à la clé. Cette usine doit voir le jour au courant l’automne 2024. Et le point stratégique de cette installation est bien sûr sa capacité à trier l’aluminium : « Nous serons les premier à pouvoir récupérer tous les types de déchet d’aluminium, que ce soit les déchets blancs provenant de l’extrusion, ceux des usines de fabrication, avec de l’aluminium souvent laqué et avec parfois des barrettes de polyamide, et bien sûr les chutes en fin de vie. »

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