La Dépêche

Selon la réponse, le tribunal de commerce de Toulouse fixera une nouvelle audience pour examiner l’offre de P. Bellity, voire prolonger la période de poursuite d'activité de SAM ou pour liquider définitivement la fonderie aveyronnaise.

La survie de la SAM dépend de Renault

Libération

Soutien prudent de Bercy

Déposée hier, en dernière minute, la lettre d’intention de reprise n’émane pas d’un inconnu, mais du PDG du groupe Alty, Patrick Bellity, ex-directeur de l’usine SAM de Viviez jusqu’en 2016. Jeudi soir, Bercy a apporté à cette candidature son soutien «prudent» : une aide d’un million d’euros issu du plan France Relance et un prêt de 4,7 millions d’euros garanti par l’Etat. La région Occitanie complète la mise avec 900 000 euros de subventions et un prêt de 2,4 millions sur six ans. Au total, 9 millions d’euros, presque la somme qui manquait au printemps lors du premier tour de table pour trouver un repreneur.

Le Monde

Le tribunal de commerce de Toulouse a décidé, vendredi 19 novembre, de suspendre l’avenir de la fonderie Sam à la décision de son unique client Renault.

Les traits sont tirés, le visage fermé, les yeux rougis. « Je ne peux pas parler de soulagement », signale, d’emblée, au sortir de l’audience, Ghislaine Gistau, déléguée syndicale CGT de la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM), située à Viviez (Aveyron).

Sur le perron du tribunal de commerce de Toulouse, qui devait se prononcer ce vendredi sur l’intention de reprise portée par l’ancien patron de la fonderie Patrick Bellity, cette salariée prend le micro pour se faire entendre des salariés attentifs.

« On laisse trois jours à Renault, jusqu’à mercredi 24 novembre, pour qu’il se positionne », rapporte-t-elle, des trémolos dans la voix. « Soit il accepte de s’engager et le tribunal donne du temps pour concrétiser l’offre. Soit, il refuse et le tribunal fixera, vendredi prochain, une nouvelle audience pour annoncer la liquidation sèche ».

L'Humanité

l’heure est grave. Une véritable course contre la montre est engagée depuis la décision ce vendredi 19 novembre du tribunal de commerce de Toulouse : la SAM sera placée en liquidation judiciaire et ses 350 emplois disparaîtront si Renault, quasiment seul client de la fonderie, n’accompagne pas d’ici mercredi le plan de l’unique candidat à la reprise, Patrick Bellity.__ __