France Bleu Le tribunal de commerce de Toulouse doit examiner les offres de reprise de la fonderie SAM de Viviez (Aveyron) ce vendredi. Patrick Bellity, ancien patron de l'usine, annonce avoir adressé une lettre d'intention. La fonderie SAM © Maxppp - Joel Le Gall ancien grand métallurgiste de Renault notre ami aujourd'hui disparu

Peut-être une avancée dans la reprise de la fonderie SAM (Société aveyronnaise de métallurgie) de Viviez. Le tribunal de commerce de Toulouse doit examiner les offres de reprise de l'entreprise qui emploie 350 salariés. L'Agence France Presse annonce que l'ancien patron de cette usine, Patrick Bellity, a adressé ce jeudi une lettre d'intention pour la reprise. "Fort du soutien de la région et de l'État, j'ai envoyé un courrier circonstancié et détaillé sur nos intentions, qui donnera j'espère le sursis nécessaire, afin de formuler une offre ferme et définitive dans les prochains jours", a déclaré à l'AFP Patrick Bellity.

Rappelons que la SAM est placée en liquidation judiciaire avec prolongation d'activité jusqu'au 10 décembre. "Ce n'est pas vendredi que le tribunal de commerce décidera si mon offre est acceptée", assure Patrick Bellity. "J'espère qu'on obtiendra un délai"

En revanche, pas de promesse concernant le nombre de salariés conservés : "ce sera proportionnel aux engagements de Renault." L'entreprise est aujourd'hui dirigée par des administrateurs judiciaires. Le 4 novembre, plus d'un millier de personnes ont manifesté devant l'usine.

Une autre mobilisation convoquée par la CGT est prévue le 1er décembre à Viviez. Vendredi à Toulouse, les salariés de SAM, inquiets pour leur sort, vont manifester devant le tribunal de commerce à 10h. "Il ne s'agit pas seulement de l'avenir des salariés de la SAM, mais c'est celui de tout le bassin (de Decazeville) qui est en jeu", souligne David Gistau, élu CGT de SAM.