Les Echos - Le groupe Saarstahl, qui avait repris le site d'Ascoval Saint-Saulve cet été, souhaitait délocaliser temporairement une partie de la production en Allemagne pour faire face à la hausse des prix de l'électricité qui plombe l'activité en France. Un projet qui a choqué en interne et alerté Bercy.

Le repreneur allemand de l'aciérie du Nord s'était engagé à produire de l'acier vert.

Saarstahl fait marche arrière. Le propriétaire allemand de l'aciérie Ascoval de Sainte-Saulve, dans le Nord, renonce à transférer une partie de son activité en Allemagne, annonce le ministère de l'Economie ce vendredi. Le groupe sidérurgique allemand avait laissé entendre ces derniers jours que l'aciérie pourrait voir 40 % de sa production temporairement transférée en Allemagne , où se trouvent ses hauts-fourneaux. Un choix qu'il expliquait par la hausse brutale des prix de l'électricité qui plombe l'activité du site français, alimenté, lui, par un four électrique.