Les Echos

162 commandes fermes ont été enregistrées depuis 2015 et la toute première vente à l'export, auprès de l'Egypte. Et d'autres succès pourraient suivre. Après des années de disette à l'export, le Rafale de Dassault Aviation connaît enfin un succès à la hauteur des milliards engagés pour son programme. L'entrée en vigueur du nouveau méga-contrat égyptien , ce lundi, est la dernière des bonnes nouvelles qui se succèdent depuis 2015 et la première commande d'un client autre que l'armée française (l'Egypte, déjà).

Le biréacteur polyvalent, entré en service en 2004, avait enchaîné les déceptions, entre négociations de gré à gré achoppées et compétitions perdues (souvent au profit des Etats-Unis). Depuis, tout va mieux, avec 162 commandes fermes et des perspectives concrètes. Le point pour s'y retrouver.

Ce qui a déjà été livré

Premier arrivé, premier servi. A ce jour, un seul pays a reçu pleine livraison de sa commande de Rafale : il s'agit de l'Egypte, signataire du tout premier contrat à l'exportation de l'avion de combat, en février 2015. Portant sur 24 appareils pour un montant total de 5,2 milliards d'euros, les négociations avaient été bouclées en à peine trois mois, Le Caire cherchant à s'affranchir de la tutelle américaine et composant avec des contextes intérieurs et extérieurs tendus.

Le Rafale, l'avion fétiche de Serge Dassault

Au gré de ses interventions en Afghanistan (2008 et 2009), en Libye (2011) ou au Mali (2013), le Rafale a fini par acquérir ses lettres de noblesse au combat et attirer l'oeil des responsables internationaux