Les Echos -

Six mois après l'annonce d'une nouvelle commande par l'Egypte de 30 avions de combat fabriqués par Dassault, le contrat entre officiellement dans sa phase opérationnelle. Le constructeur aéronautique devrait étaler ses livraisons jusqu'en 2026 pour un montant de 3,75 milliards d'euros.

Le Rafale a séduit en 2021 la Grèce, l'Egypte, la Croatie et l'armée française, pour un total de 66 commandes fermes, dont 18 pour des modèles d'occasion

Le constructeur aéronautique français a reçu le premier acompte de cette vente dont le montant total s'élèverait à 3,75 milliards d'euros - 3,95 milliards en y ajoutant deux autres contrats d'équipements, auprès de Safran et de MBDA.

L'Egypte était en 2015 devenue le premier client à l'export du Rafale avec l'acquisition de 24 premiers appareils (aujourd'hui livrés). De quoi briser la réputation d'un avion qui n'avait jusqu'ici réussi à se vendre qu'auprès de l'armée française mais a fini par avancer avec le Qatar, l'Inde et la Grèce. Calendrier respecté Le calendrier visé par Dassault Aviation et le ministère des Armées - une entrée en vigueur du nouveau contrat de 30 Rafales avant fin 2021 - est respecté.

Le groupe espère aussi recevoir d'ici la fin de l'année le premier acompte de la Croatie, qui a commandé fin mai 12 appareils pour remplacer ses vieux Mig-21. Un succès inespéré pour la France compte tenu de la mainmise de l'armée américaine sur la plupart des anciens pays communistes européens.

Le premier des 30 avions doit être livré d'ici trois ans et le dernier en 2026, avait indiqué en mai le ministère des armées. La commande doit générer quelque 7.000 emplois en France.

Une année excellente pour le Rafale

Capable d'assurer le rôle d'un chasseur, d'un bombardier ou d'un avion de renseignement, l'appareil a séduit en 2021 la Grèce, l'Egypte et la Croatie, pour un total de 66 commandes fermes à l'export, dont 18 pour des modèles d'occasion.__ ropéens.

Rafale : l'Egypte confirme son statut majeur pour l'industrie militaire français

Le Rafale est toujours en course pour remporter la compétition lancée par la Finlande (60 appareils), tandis que des négociations avancées se poursuivent avec l'Indonésie pour 36 avions. L'Inde, enfin, constitue le plus gros client potentiel avec des besoins estimés à plus d'une centaine d'appareils. Mais des accusations de corruption portant sur une première commande de 36 avions en 2016, révélées par « Mediapart », ont déclenché un scandale et l'ouverture d'une enquête dans le pays, compliquant une issue rapide des négociations.