bourgeonnent dans le pays, à l'initiative de constructeurs, de jeunes pousses ou de gros concessionnaires.

Les Echos

Ces derniers le savent depuis des lustres : pour tirer le meilleur prix d'un véhicule d'occasion, surtout si celui-ci est « un peu kilométré » il faut consacrer quelques heures à le retaper. Les professionnels se sont longtemps contentés d'appliquer cette recette au coup par coup, au gré des offres de reprise ou des locations longue durée qui reviennent dans leurs stocks.

Passer de l'artisanal à l'industriel AramisAuto a été l'un des premiers à percevoir l'intérêt d'industrialiser le processus. La société a ouvert son premier centre de reconditionnement en 2014 à Donzère dans la Drôme . « Il fonctionne en 3X8, et a rénové 14.000 véhicules l'an dernier », iContrôle technique approfondi, révision mécanique, remise en état de la carrosserie, peinture, contrôle qualité, essai sur route, et enfin photographie pour l'annonce en ligne… Toutes ces étapes doivent s'enchaîner de manière optimale.

Auto1, Cazoo, AramisAuto… Qui sont les nouveaux princes de la voiture d'occasion ?

« L'autre clé de la rentabilité, c'est d'appliquer à chaque véhicule le bon niveau de reconditionnement La remise en état doit être suffisante pour retrouver rapidement un acheteur au bon prix, sans être excessive, car sinon cela dégrade la marge ».

Objectif de 150.000 voitures traitées

Le marché de l'occasion proche de la surchauffe faute de stocks.

Du côté des constructeurs, le reconditionnement fait partie des activités choisies par Renault pour reconvertir son usine de Flins (Yvelines) . Les véhicules seront fournis par les concessionnaires de la région parisienne et retourneront ensuite chez ces derniers pour y être vendus, avec un délai moyen de rénovation ramené de 21 à 6 jours. Actuellement en phase de rodage, la chaîne doit monter en puissance d'ici à la fin de l'année, et atteindre une cadence de 45.000 véhicules reconditionnés en 2022, avec 200 salariés travaillant en 3X8.