Les Echos -

Le constructeur a pris ces engagements de volume dans le cadre de la négociation de son nouvel accord triennal avec les syndicats. Il s'est aussi engagé à ce que les départs annoncés il y a trois semaines (2.000 cols blancs) se fassent sans licenciement contraint.

Renault avait déjà annoncé que son pôle du nord de la France produirait 500.000 véhicules en 2025.

il a notamment promis de produire 700.000 véhicules dans l'Hexagone en 2025. Un niveau sensiblement équivalent à celui des derniers accords de compétitivité signés par Renault en 2013 et en 2016, pour les trois années suivantes, mais que le constructeur a eu du mal à respecter ces deux dernières années.

Sa production dans l'Hexagone , qui avait chuté à 510.000 véhicules lors de la dernière crise en 2013, était remontée à 780.000 en 2017 et 750.000 en 2018. Mais elle est retombée à 690.000 en 2019 et à 515.000 en 2020, année de la crise sanitaire. Et 2021 ne s'annonce guère mieux, avec la crise des semi-conducteurs et un marché plombé. Renault avait déjà annoncé qu'il comptait fabriquer au moins 500.000 véhicules dans son pôle Renault ElectriCity, dans le nord de la France (véhicules électriques et Kangoo).

Renault veut réajuster ses effectifs en France Ce nouvel engagement signifie donc qu'il devrait produire 200.000 véhicules utilitaires à Batilly en Meurthe-et-Moselle (où il produit le Master) et à Sandouville en Seine-Maritime (pour le Trafic). Le groupe avait annoncé le 16 septembre qu'il produirait 9 nouveaux véhicules dans l'Hexagone, affecté à ses cinq usines d'assemblage.

La firme au losange a aussi précisé mardi ses intentions concernant ses implantations immobilières, s'engageant à maintenir tous ses sites d'ingénierie. Ni le Technocentre, ni les sites de Lardy en Essonne et d'Aubevoye dans l'Eure (où les salariés sont inquiets) ne seront concernés

Fermeture du siège social actuel

Le groupe avait annoncé lors de la dernière réunion qu'il allait rationaliser ses sites tertiaires dans la région. Certains seront vendus, et d'autres aujourd'hui en location seront rendus - dont le siège social du Quai Alphonse Le Gallo, à Boulogne-Billancourt. Objectif, réduire les surfaces occupées de moitié, de 450.000 à 250.000 m², et économiser 60 millions d'euros par an.

Enfin, Renault s'est engagé mardi à ne procéder à aucun licenciement contraint. Lors de la première séance, le 16 septembre, il avait annoncé son intention de voir 2.000 cols blancs , dont 1.600 ingénieurs, quitter l'entreprise : ces départs seront donc conclus sur la base du volontariat. Il avait aussi indiqué qu'il recruterait 2.500 personnes dans les usines et les nouvelles technologies.

Le constructeur espère boucler d'ici à la fin de l'année les négociations sur son nouvel accord triennal, qui portera sur la période 2022-2024. Baptisé « Cap 2020 », le précédent était arrivé à échéance fin 2019. Mais après l'arrestation de Carlos Ghosn fin 2018 , les turbulences ayant secoué le groupe avaient conduit le groupe à décaler l'ouverture de nouvelles discussions.