Pour son expo itinérante, Le Chat de Geluck fond pour Alost .

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C’est dans la fraîcheur de l’automne que Philippe Geluck a offert vendredi à la presse un parcours guidé de la Fonderie Van Geert d’Alost, où ses énormes Chats en bronze prennent vie

En balade sur les Champs Élysées, Bordeaux et maintenant Caen, les statues rondelettes de deux mètres sont en effet coulées au Plat pays.

À l’arrière de la fonderie, près des champs alostois, patiente la sculpture «Tutu et Grominet». Témoignage d’un «véritable travail de collaboration» avec l’équipe de la fonderie et son ami Jo Van Geert, le chat dansant et sa souris arborent un vert lumineux, résultat d’une oxydation choisie. «Il fallait bien distinguer les sculptures du feuillage des Champs Élysées au coucher du soleil», précise un Philippe Geluck mi-poète, mi-goguenard.

Mais avant ses étirements, le félin philosophe d’une tonne est toutefois passé par plusieurs stades de confection. «Vingt-deux, précisément», ajoute l’artiste. Chacune est détaillée dans le catalogue de l’exposition mais la plus impressionnante est sans aucun doute le moment où le bronze en fusion est versé dans les sarcophages du Chat démembré, qui sera ensuite reconstitué pour apparaître au final dans toutes ses rondeurs.

«Moi, je suis le créateur, à la base» du modèle de 50 centimètres en terre glaise, «mais je travaille avec des gens dont le savoir-faire me dépasse complètement», entre fonte, ciselage et autres patines de Jo, Tess et les autres, salue Geluck.

Cinq millions de personnes ont déjà admiré leur travail minutieux. Des photos du grand public qui découvre, souvent souriant, le travail en 3D du Belge, mais aussi des photos plus personnelles, comme à l’inauguration de l’expo avec ses petits-enfants ou posant avec son épouse devant l’une de ses oeuvres, sont venues enrichir le catalogue de cette exposition en plein air et itinérante.

De Caen, où les 20 Chats - d’une tonne en moyenne chacun - régalent actuellement les normands, l’exposition bourlinguera ensuite du côté de Genève et du Luxembourg notamment. «Les 20 prochaines sont déjà prêtes» à rejoindre leurs congénères, conclut avec un clin d’oeil leur créateur.