De cette année 2021 nous retiendrons malheureusement la fermeture de cinq fonderies importantes dans le panorama français:

- Fonderie de Villers la montagne ayant appartenu au groupe Arche et sauf erreur de ma part son origine était PSA ? (à confirmer)

- Fonderie du Poitou Fonte de Châtellerault crée par Renault en 1980/1981 cédée à Teksid puis à une succession de repreneurs ne lui ayant jamais rien apporté.

- Manzoni-Bouchot Saint Claude entreprise familiale ayant connue elle aussi une succession de repreneurs ne lui ayant rien apporté.

Deux fonderies en attente mais dont le sort ne devrait pas être très positif:

- La SAM à Viviez ayant appartenu au groupe Arche puis à un chinois lui ayant promis un avenir digne mais qui finalement à pris les aides et s'est retiré dès qu'il à pu.

- Fonderie du Poitou Aluminium même origine que la fonte avec une cession à Teksid puis à une succession de repreneurs sans lendemain.

Toutes ces fonderies étaient connues et reconnues pour leurs compétences et leurs savoir-faire et développaient régulièrement des pièces pour les constructeurs automobiles français mais également étrangers.

A eux cinq nous dirons qu'ils ont représenté certainement au moins entre 2 000 et 2 500 emplois.

A l'issue de cette année il ne restera plus beaucoup de fonderies pour livrer ces clients, très clairement nous perdons un savoir faire important qui ne restera que dans les fonderies intégrées de nos constructeurs.

Je ne crois pas me tromper en disant que nous sommes en train de fermer la page d'une très longue histoire, Certes ils en restent en Italie, en Espagne, au Portugal voire en Turquie et bien sûr en Asie mais en France ???

Alors ce que je pense c'est que nous sommes en train d' entrer en période pré-électorale avec des prétendants pleins d'idées et se considérant comme d'ultimes recours, il faudrait peut-être que la profession au plus haut niveau se manifeste j'entends Secrétaire Général ou Président du SGFF pour que cette "bérésina" soit connue, pour que l'on sache comment l'industrie de second niveau est traitée dans notre pays

. Cette instance à certainement des moyens pour se faire entendre au plus haut niveau, pour le relayer au niveau des médias, presse écrite, audiovisuel, et pourquoi pas en intervenant lors des meetings sinon rien ne se passera et surtout la population n'en prendra pas conscience.

Je me suis souvent exprimé, trop certainement mais après cela j'arrête je passe à autre chose.

Michel Chaput