..... des grands noms, oubliés par les plus jeunes fondeurs.

Un fidèle et bien amical lecteur du blog a relevé dans Le Figaro du 29 juin que l'épouse de Monsieur Bernard Thomé est décédée le 26 juin 2021 dans sa 80e année.

A sa famille nos adressons nos sincères condoléances et en profitons pour rappeler cet

Historique pour éveiller des souvenirs aux plus anciens

Suite à son retrait (1880) de la société Thomé-Génot qu’il avait fondée (1863) avec son beau-frère louis-Gustave Thomé (1816-1892), Auguste Génot s’associe à son gendre Victor Clairdent (1848-1939).

En bordure de Meuse, ils font édifier (1889) une usine concurrente et spécialisée dans la fabrication des ferrures pour les chemins de fer, la marine et l’artillerie. Cette activité de forge et d’estampage est reprise par Paul Thomé (1885-1975), petit-fils de L.-G. Thomé, en 1926. Il la modernise, y introduit la production de boulets de broyage, et l’intègre à la nouvelle société des Aciéries Thomé-Cromback en plein essor.

Avec l’aide de son beau-frère Pierre Cromback (1879-1930), P. Thomé est en train de bâtir par étapes un groupe industriel. A proximité, il fait édifier une aciérie en 1930, réplique de celle qu’il a vue à Philadelphie (EU).Sa réalisation est confiée à l’ingénieur Chansoux. Ce long vaisseau constitue la nouvelle usine-mère du groupe Thomé-Cromback.

En 1939, elle se replie à Ploërmel (Morbihan). Après la seconde guerre mondiale, elle devient une unité juridiquement autonome. Durant les Trente Glorieuses, les deux aciéries sont modernisées (fusions électriques et chantiers de moulage automatiques). Jusqu’à la liquidation du groupe Thomé S.A. en 1994, elles n’ont cessé de s’adonner aux moulages d’acier d’une infinité de pièces destinées aux transports et travaux publics, à la construction mécanique, à l’armement, et à la grosse robinetterie.

Alors que Ploërmel a poursuivi son activité, l’aciérie de Nouzonville s’est arrêtée en 1997, après avoir été reprise par le groupe italien Valbruna. Malgré la constitution d’une association de défense de ce patrimoine architectural exceptionnel, cette aciérie a été rasée au cours des années 2012-2013.

Nouzonville -18 boulevard Jean-Baptiste-Clément L'usine aujourd'huidisparue