Les Echos -

Alors que Saint-Gobain promet une marge record au premier semestre lors d'un nouveau profit warning positif, les actionnaires du groupe créé par Colbert ont validé la nomination de Benoît Bazin à la direction générale. Le nouveau patron opérationnel du géant des matériaux de constructeur se dote d'une nouvelle équipe et prépare pour l'automne un plan stratégique. « Culturellement, Saint Gobain a déjà vraiment changé. Nous avons par exemple été capables de boucler le rachat de Chryso en dix jours, les banquiers d'affaires n'en revenaient pas et le cours a bondi », sourit le dirigeant.

C'est l'apanage de ceux qui prennent les rênes. Une fois endossée la direction générale de Saint-Gobain, ce qui sera fait début juillet, Benoît Bazin récupérera le fardeau du dirigeant. Charge à lui de se glisser dans le costume de Pierre-André de Chalendar, qui deviendra président non exécutif dans un savant tuilage de transition, et de poursuivre en pleine responsabilité ou presque le chantier de la renaissance du vénérable industriel français établi par Colbert sous Louis XIV - on disait alors la Manufacture royale des glaces de miroirs.

A vrai dire, il ne sera pas en terrain inconnu : ces deux dernières années, c'est lui qui a mené à bien le plan stratégique Transform & Grow du géant des matériaux de construction et des vitrages.