Le Monde - Par Aline Leclerc - Publié le 22 mai 2021 sur les conseils de Bernard Belperche -ESFF-

Dans toute la France, les salariés des usines en redressement judiciaire voudraient que l’Etat et les constructeurs, notamment Renault, s’engagent à pérenniser leur avenir. Du Morbihan à l’Aveyron, de la Vienne au Jura, près de 2 000 salariés de fonderies automobiles bataillent depuis des semaines pour s’assurer un avenir. Après les marches, les rencontres avec les élus, les grèves, la mobilisation se tend.

Vendredi 21 mai au soir, des fondeurs de MBF Aluminium à Saint-Claude (Jura), en redressement judiciaire, ont menacé de faire sauter leur usine si l’unique offre de reprise n’était pas acceptée mardi 25 mai par le tribunal de commerce de Dijon.

Les fonderies françaises dans la tourmente

Plus tôt, d’autres s’étaient rendus dans la Nièvre dans l’espoir d’y rencontrer Emmanuel Macron, en visite à Nevers. Ils ont pu s’entretenir avec l’un des conseillers du président de la République. « Mais il n’avait pas de solution concrète à nous apporter, commente Nail Yalcin, délégué CGT chez MBF.