L'Union -

En cumulant les primes, les profils les plus recherchés peuvent atteindre une rémunération nette de 2 500 euros par mois lors de leurs missions, indique l’agence d’intérim Mistertemp’ qui vient de publier un baromètre des salaires dans l’industrie.

Le tuyauteur fait partie des perles rares qui suscitent une concurrence entre employeurs et une inflation des salaires.Le tuyauteur fait partie des perles rares qui suscitent une concurrence entre employeurs et une inflation des salaires. - Archives Travailler en usine et même y faire une mission de renfort ou de remplacement est plus rémunérateur qu’on ne le pense. C’est ce qui ressort notamment du baromètre de Mistertemp’, agence d’intérim en ligne, qui a épluché quelque 60 000 contrats de travail dans l’industrie. Si le simple agent de production dépasse à peine le Smic (1 589 euros brut par mois, soit 10,48 euros brut de l’heure), les soudeurs, techniciens de maintenance, tourneurs fraiseurs, passent, en moyenne, la barre des 1 800 euros bruts par mois, soit plus de 12 euros brut de l’heure, le haut du podium étant occupé par le tuyauteur, dont la cote atteint 2 042 euros bruts par mois, soit 13,47 euros de l’heure.

Et encore, ces salaires bruts ne prennent pas en compte les indemnités de fin de mission, de congés payés, d’ancienneté et les diverses primes (de nuit, de dimanche, de poste, etc.) en vigueur dans l’entreprise ou la branche. Inutile de dire que dans ces conditions, un intérimaire peut atteindre 2 500 euros net par mois. Comment l’expliquer ? « Ce sont des métiers qui peuvent requérir, au-delà des diplômes, un savoir-faire très particulier et pointu, ils sont donc extrêmement pénuriques, explique Alexandre Pham, cofondateur de Mistertemp’.

Les entreprises se plaignent d’avoir du mal à trouver ce type de profils, ce qui suscite une inflation des rémunérations et peut créer aussi une concurrence entre entreprises. » Les salaires des métiers de l’industrie peuvent donc « être largement supérieurs à ceux des métiers tertiaires qui, pour certains, nécessitent des études plus longues, compare Alexandre Pham. Un bac+5 en communication aura, en début de carrière, une rémunération plus faible sur le marché, car ce sont des profils moins pénuriques que ceux de soudeurs ou tuyauteurs ». D’après Mistertemp’, un aide comptable gagnerait en intérim, hors primes, 1 642,48 euros par mois (10,83 euros de l’heure) et un vendeur 1 563,61 euros par mois (10,31 euros de l’heure).

13 % de plus que les autres salariés Du côté de l’Union des industries et des métiers de l’industrie métallurgique (UIMM), on confirme la tendance pour l’ensemble des salariés. « Nous avons réalisé une étude montrant que les salaires dans l’industrie étaient 13 % supérieurs à ceux pratiqués en moyenne dans le secteur privé », fait savoir Lionel Vuibert, délégué général Champagne-Ardenne. « C’est une réalité qui n’est pas connue du grand public et qui devrait aider à l’attractivité de nos métiers », estime le représentant champardennais.

Le même traitement que les autres salariés À travail égal, salaire égal : la rémunération du travailleur temporaire ne peut être inférieure à celle que perçoit, dans l’entreprise, un salarié de même qualification occupant le même poste de travail.

En fin de contrat, l’intérimaire perçoit : une indemnité de congés payés de 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant la mission, et une indemnité de fin de mission de 10 % de la rémunération totale brute perçue pendant le contrat

Comme les autres salariés de l’entreprise, l’intérimaire a droit au paiement des jours fériés compris dans une mission, à des ponts rémunérés s’ils sont non récupérables et à l’indemnisation du chômage-intempéries dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.