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La CGT de la Fonderie de Caudan a finalement décidé de se rendre à la réunion prévue ce mercredi après-midi à 15 heures, au siège de la Direccte ... "Aucune avancée" entre la direction de Renault et la CGT de la Fonderie de Bretagne Mercredi 19 mai 2021 à 14:52 - Mis à jour le mercredi 19 mai 2021 à 19:05 - Par Léo Rozé, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique, France Bleu Caudan La réunion entre la direction de Renault et la CGT de la Fonderie de Bretagne, qui mène l'occupation de l'usine de Caudan pour la quatrième semaine, n'a rien donné ce mercredi après-midi, près de Rennes. La situation est complètement bloquée et l'espoir d'une sortie de crise est mince.

La Fonderie de Caudan est occupée par les salariés, opposés à la vente du site par Renault.

Les responsables de la CGT de la Fonderie de Bretagne sont "dégoutés et encore plus révoltés", après la réunion qui a vite tourné au dialogue de sourds au siège de la DREETS Bretagne (ex-Direccte), à Cesson-Sévigné, près de Rennes, ce mercredi après-midi. La direction de Renault reconnaît que "la discussion a tourné court". 2 heures 30 de réunion entre le directeur industriel, le directeur des ressources humaines de Renault, ainsi que le directeur du site de Caudan, et la CGT. Le syndicat déplore que les membres de la direction "n'avaient apporté aucun document et ils n'ont pas pris une seule note".

Chacun campe sur ses positions Chiffres à l'appui, le syndicat cherche à prouver au constructeur qu'il n'a pas intérêt à vendre. En face, les membres de la direction ne parlent que de la reprise du travail sur le site de Caudan, toujours bloqué par les grévistes. L'intervention de Loig Chesnais-Girard, en début de séance, pour dire que la Région est prête à investir de l'argent n'y change rien. Silence radio du côté de Bercy, qui "ne veut pas se mêler d'une affaire interne à une entreprise" d'après un délégué interministériel.

Jean-Yves Le Drian entre en jeu Une semaine après l'annulation du CSE qui devait officialiser la mise en vente de l'usine morbihannaise, Renault et la CGT sont donc dos-à-dos. Le groupe veut vendre le site de Caudan et les salariés, qui occupent leur usine pour la quatrième semaine consécutive, refusent catégoriquement cette option. Les grévistes multiplient d'ailleurs les actions depuis une semaine, dont le blocage du bus des footballeurs de Metz dimanche dernier.

Les salariés estiment qu'ils ont besoin de soutiens haut placés pour se faire entendre. Jean-Yves Le Drian, originaire de Lorient, s'est justement entretenu par téléphone mardi soir avec Mael Le Goff, le leader de la CGT à la Fonderie. Ce dernier avait fait des appels du pied au ministre breton à plusieurs reprises pour qu'il s'implique de nouveau dans le dossier. Jean-Yves Le Drian a promis au syndicaliste un rendez-vous la semaine prochaine. Selon le Canard enchainé, le ministre des Affaires étrangères avait mis sa démission en jeu pour éviter la fermeture de l'usine l'année dernière.