dont une surprise, pour le site de Pîtres dans l’Eure.

Outre l’offre « à revoir » émanant du britannique Paralloy, c’est l’actionnaire de Manoir Industries à Pîtres dans l’Eure, le Chinois CAM SPC, qui a fait une offre surprise de continuation ce lundi 3 mai 2021 devant le tribunal de commerce de Paris. Des représentants du personnel de Manoir Industries à Pîtres près du tribunal de commerce à Paris.

« Ça ne s’est pas vraiment passé comme on le pensait au départ », raconte Grégory Chevalier, délégué syndical FO chez Manoir Industries à Pîtres dans l’Eure.

L’entreprise fait l’objet d’un redressement judiciaire depuis le 25 février. Seule l’entreprise sidérurgique britannique Paralloy, détenue par un fonds de pension néerlandais, devait déposer, ce lundi 3 mai 2021, devant le tribunal de commerce de Paris, une offre de reprise partielle concernant la production de pièces en acier pour la pétrochimie, le nucléaire, l’armement ou le ferroviaire, avec un plan prévoyant de reprendre 285 personnes sur 349.

« Finalement, notre actionnaire chinois est arrivé, ou plutôt ses avocats, qui ont déposé une offre de continuation à l’audience », raconte le représentant syndical.

« On attend de voir » Ces mêmes avocats ont indiqué, poursuit Grégory Chevalier, « que l’actionnaire avait déjà 15 millions d’euros sur un compte en France, qu’il était prêt à financer une reprise, y compris la période d’observation et sans condition, qu’il conserverait le personnel de Pîtres. Nous, on attend de voir cette offre.

Il faut qu’on en discute. Si c’est pour se retrouver encore devant un tribunal dans deux ans, ça n’est pas la peine.

Pour l’heure, l’audience a été renvoyée au 18 mai ».