Le Figaro - Par Valérie Collet

Un rapport préconise la création de deux ou trois champions nationaux pour consolider un marché très éclaté.

Les deux constructeurs français, Renault et Stellantis - pour son ex-entité PSA -, abonderont chacun à hauteur de 10 millions d’euros. Stephane Mahe/REUTERS À Caudan dans le Morbihan, à Decazeville dans l’Aveyron, à Saint-Claude dans le Jura et dans de nombreux départements français, des milliers de salariés de fonderies se demandent si leurs employeurs ont encore un avenir. Au total, les fonderies qui travaillent pour l’industrie automobile emploient 15.000 personnes en France, dont 4000 à 5000 sont «à risque» d’ici à 2025 d’après le cabinet Roland Berger. Lundi matin, lors d’une réunion du comité stratégique de la filière automobile à Bercy, plusieurs mesures ont été prises pour aider à rebondir ces entreprises dont l’activité est dédiée depuis des décennies à la fabrication de véhicules thermiques.

Première mesure, un fonds de reconversion doté de 50 millions d’euros sera destiné aux salariés licenciés. Certaines fonderies sont en effet en difficulté depuis des années et ne sont plus dans la course mondiale. L’État apportera 30 millions d’euros et les deux constructeurs français, Renault et Stellantis - pour son ex-entité PSA -, abonderont