la fonderie et piwi

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"Une bande de gens ordinaires" qui a fait un truc "extraordinaire" à la fonderie Gillet

France Bleu -

Une série sur la Fonderie Gillet, la plus vieille fonderie de France devenue scoop à Albi

Dimanche 4 avril 2021 à 4:02 - Par Sandrine Morin, France Bleu Occitanie

Tous les dimanches, France 2 diffuse en ce moment une série sur la fonderie Gillet à Albi. Cette très vieille fonderie a été rachetée par ses salariés il y a quelques années. Et la série, tourné pendant six ans cette formidable aventure. L'équipe de la nouvelle Fonderie Gillet - @Nicolas Pomarede

Une des plus vieilles entreprises albigeoises est au ce moment mis à l’honneur tous les dimanches sur France 2 dans le "13h15 le dimanche" présenté par Laurent Delahousse sur France 2. L’émission qui suit le journal diffuse une série consacrée à la plus vieille fonderie de France, la Fonderie Gillet à Albi. Cette fonderie créée sous Louis XIV aurait pu fermer après plus de 3 siècles d’existence. Mais cette entreprise tarnaise a tenu et c’est cette aventure que retrace la série "27 patrons et une usine" (en six épisodes).

Une série signée par Emmanuelle Chartoire qui a fait des dizaines d’allers et retour à Albi pour ces films. Pendant 6 ans, avec ses équipes, elle a suivi les salariés de la Fonderie Gillet qui ont alors décidé de la racheter eux-mêmes pour tenter de sauver leurs emplois et leur usine. Une équipe de 27 salariés qui ont dû sacrifier une partie de leurs économies familiales, acquérir de nouvelles compétences pour devenir leurs propres patrons dans un secteur clairement en crise en France.

"Une bande de gens oridinaires" qui a fait un truc "extraordinaire"

Ce tournage a été une chance pour toute l’équipe de la fonderie, qui aura une trace de ce combat pendant six ans explique Nicolas Pomarede fondeur pendant 35 ans et PDG actuel de la fonderie. Mais surtout Nicolas espère que cet exemple pourra être suivi. "J'espère que ça va donner envie à des gens de faire comme nous. On n'a rien d'exceptionnel. On a repris notre société sans connaître la gestion. Mais ça prouve qu’une bande de gens ordinaires qui a juste envie de sauver son entreprise, son emploi, peut y arriver en retroussant les manches. On voit qu'on est capable de renverser des montagnes parce que parce que ce qu'on a fait c'est quand même extraordinaire. Reprendre aujourd’hui en France une société comme une fonderie, une fonderie qui perdait de l'argent, qui perdait son savoir-faire, qui n’avait plus de matériel sauf obsolète. Et nous avons réussi à travailler à réinvestir. Et aujourd'hui, on est en plein développement avec une vrai émulation collective. "

Nicolas Pomarede fondeur pendant 35 ans et PDG actuel

Six ans de tournage, une exception

Emmanuelle Chartoire la réalisatrice parle d’un des plus beaux tournages de sa vie. Notamment parce qu’elle suivi les protagonistes pendant six ans. Un temps très long et très rare en télévision : "C’est très compliqué de se rendre compte d'une réussite ou d'un échec industriel en quelques jours de tournage, comme c'est souvent le cas malheureusement en télévision. Il est difficile sans beaucoup de temps de pouvoir raconter cette histoire. De savoir à la fois et savoir s'il allait sauver leur usine, mais aussi pouvoir suivre l'évolution de tous ces gens."

L'évolution des protagonistes Parce qu’en six ans, les fondeurs ont changé. Certains sont partis, d’autres se sont investis et pris de l’épaisseur raconte la réalisatrice. " Il y a plusieurs types d'évolution. Il y a déjà le fait de passer d’ouvriers à patron. Il y a des heures supplémentaires, plus d'investissements personnels. Ils ont dû apprendre à gérer des comptes, à parler aux clients, à démarcher des nouveaux clients. Ce qui est très intéressant, c'est que eux-mêmes se sont rendus compte, en fait, qu'ils en étaient capables."

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