La CGT de l’usine Renault fait état d’une baisse d’activité dans l’ensemble de ses secteurs de production : emboutissage, soudure, usinage ou encore fonderie. « Depuis le début du mois de mars, tous les vendredis sont chômés. Or, la direction fait appel à des intérimaires, 285 actuellement, au motif d’un accroissement temporaire d’activité, dénonce le syndicat. Une situation insensée, et même illégale, qui montre que la direction de Renault use et abuse du recours à l’intérim. » Le tout « sous couvert d’un « laisser faire » des pouvoirs publics et de la Dirrecte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) ».

Pour la CGT, « Renault utilise le dispositif APLD (activité partielle longue durée), financé en grande partie par la collectivité, pour tenir les objectifs de son plan d’économies. »

Pour pérenniser activité et emplois, le syndicat préconise de produire en France les voitures qui se vendent en France. Comme la populaire Clio 5, un « best-seller » national fabriqué en Turquie, ou les Dacia, assemblées en Roumanie. « Neuve, la Clio ne serait plus chère que d’environ 150 €, car le coût de la main-d’œuvre ne représente que 7 % de son prix », rappelle Alexandre Chevereau, délégué CGT.

Le site emploie à ce jour 1 735 personnes en CDI. « On ne compte pas les salariés en dispense d’activité avant l’âge légal de départ à la retraite, précise Christophe Janvier. Le mois dernier, nous étions encore 1 774. » Le syndicat réclame l’embauche, en CDI, des intérimaires.