Ouest France -

L'automobile vit le même coup d'arrêt. Chez l'emblème du bassin, les Fonderies du Poitou (Alvance), une usine construite par Renault en 1980, la moitié des 600 postes doivent être supprimés avec la disparition au 11 juin de l'usine Liberty Fonderie Poitou, dont les carters diesel ne trouvent plus preneurs.

Ici, "le Covid a été un accélérateur foudroyant de la baisse des volumes sur les moteurs diesel", avance Arnaud Tronche, directeur "aval" à Alvance, branche alu de Gupta Family Group Alliance.

La direction évoque le possible transfert de 40 postes vers l'usine jumelle Liberty Aluminium Poitou, qu'elle veut développer en pariant sur le marché de la voiture électrique, tandis que le reconditionnement de véhicules d'occasion est à l'étude. Des perspectives insuffisantes pour la CGT. "On n'a plus confiance", assure Thierry Waye, délégué CGT en dénonçant une "improvisation totale".

"Digérer la période": les acteurs locaux misent sur la reconversion des salariés vers des secteurs porteurs, le BTP mais aussi des entreprises innovantes, comme ici dans l'écologie industrielle ou l'industrie médicale. "Il y aura encore du dégât mais on va tout faire pour limiter la casse", assure le maire.