la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

Logo AMF 1-6-16 logo cavenaghi Logo BMF 5-10-18 Logo JML oct 2018 Logo Elkem 1-6-16

Logo Ampere Alloys



Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Poitou : Bercy défend sa méthode dans le dossier des fonderies

La Nouvelle République -

La ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher s’est beaucoup engagée au moment de la reprise des fonderies par Liberty. Malgré la fermeture de la Fonte, Bercy défend la méthode. Agnès Pannier-Runacher lors d’une visite sur le site des fonderies en mars 2019.

Après le coup de massue de début décembre et l’annonce de la fermeture, l’heure est à la négociation du plan social à la Fonderie Fonte. Si les 292 salariés concernés sont déjà fixés sur leur sort (la porte ou un vague espoir de reconversion), ils veulent obtenir des conditions de départ décentes.

On se souvient qu’en 2019, la secrétaire d’État devenue depuis ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher s’était engagée personnellement dans le sauvetage des deux fonderies Fonte et Alu. Elle était venue à deux reprises sur place, évoquant « une victoire » lors de la reprise par Liberty, groupe du milliardaire indo-britannique Sanjeev Gupta. Une reprise à laquelle l’État avait grandement contribué.

« Il ne faut pas que les difficultés de la Fonte déteignent sur l’Alu » Au ministère de l’Économie, on indique aujourd’hui regarder de près les derniers développements. « C’est un dossier que la ministre suit de longue date, assurent ses conseillers à Bercy. C’est une filière sur laquelle on a des préoccupations majeures. Elle est en difficulté et elle combine des problèmes structurels (surcapacité, déclin progressif de la filière diesel, gros déficit de compétitivité) et des problèmes conjoncturels liés à la crise de la Covid. »

Au cours des derniers mois, la ministre semble avoir fait le boulot, intervenant d’ailleurs plusieurs fois pour rappeler Liberty et Renault à leurs obligations. Mais elle n’a visiblement pas été entendue. À Bercy, on défend la méthode : « Les deux sites de l’Aluminium et de la Fonte sont en difficulté d’assez longue date. Au moment de la reprise par Liberty, la ministre s’était rendue sur le site et avait célébré la bonne nouvelle. Mais elle avait bien dit que ce n’était qu’un sursis. Il y avait un besoin impérieux de diversifier les deux sites, de gagner en compétitivité et de continuer à investir. » La crise du Covid-19

Syndicats et salariés reprochent aujourd’hui à l’actionnaire et à Renault d’avoir lâché la Fonte en ne tenant pas les engagements promis en 2019. Sur le sujet, le ministère se veut prudent : « Ce n’était un secret pour personne : le site fonte était le plus menacé. La baisse des volumes liée à la crise de la Covid-19 l’a placé dans des conditions, tant de trésorerie que de rentabilité, assez difficiles à soutenir par Liberty. Les solutions sur lesquelles Liberty et Renault travaillaient pour maintenir provisoirement un volume de carters n’ont pas pu aboutir. Par contre, les engagements sont toujours d’actualité pour le site aluminium, sur lequel on doit être vigilant. Il ne faut pas que les difficultés de la Fonte déteignent sur l’Alu. » Bercy ne se veut d’ailleurs pas pessimiste pour l’alu. « C’est une technologie qui a un peu plus d’avenir avec des marchés plus porteurs. Quand on regarde les chiffres, l’alu, c’est 280 salariés pour 35 M€ de chiffre d’affaires, et la fonte, avec une dizaine de salariés en plus, quasi 15 M€ en moins. » Selon ses conseillers, Agnès Pannier-Runacher est en tout cas « en relation étroite avec les constructeurs et avec Liberty » et « il ne se passe pas une semaine sans qu’il y ait des échanges sur le sujet ».

à chaud

« Que Liberty remplisse ses engagements »

À propos du PSE engagé à la Fonte et du sort des 292 salariés, le ministère de l’économie se veut vigilant : « On sera très vigilants à ce que Liberty remplisse tous ses engagements vis-à-vis des salariés et déploie un maximum d’efforts pour pouvoir assurer des conditions aux salariés qui vont être licenciés dans le cadre du PSE, et pour certains d’entre eux, essayer de trouver des solutions de reconversion. Il y en a certains qui pourront être reclassés sur le site de l’aluminium. Toutes les pistes doivent être explorées pour permettre le maximum de reconversion sur le territoire et, sinon, un accompagnement individuel qui soit à la hauteur des attentes. »

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet