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Fermeture de Fonderie du Poitou Fonte : « On nous a donné de l’espoir avec un gros mensonge, il y a deux ans »

Le Monde - Par Aline Leclerc -

Les collectivités locales reprochent au repreneur britannique GFG Alliance de ne pas avoir tenu ses promesses d’investissement pour diversifier le site. Devant les fonderies du Poitou, à Ingrandes (Maine-et-Loire), le 12 juin 2020.

Ce 26 avril 2019, la ministre déléguée à l’industrie, alors secrétaire d’Etat, avait tenu à venir en personne sur le site des fonderies du Poitou à Ingrandes (Vienne) pour saluer la reprise des deux entités, fonte et aluminium, en redressement judiciaire, par Liberty House, filiale du groupe britannique GFG Alliance. Des 732 emplois, 623 étaient ainsi sauvegardés. « C’est une victoire. Une victoire, ce n’est pas gagner la guerre, mais aujourd’hui on a une solution positive » déclarait alors Agnès Pannier-Runacher, prudente, sur France 3.

Cela n’aura finalement offert qu’un sursis de dix-neuf mois aux 292 salariés de la partie fonte : le 7 décembre 2020, le repreneur a annoncé l’arrêt de l’activité. Ils fabriquaient des carters pour les moteurs diesel et thermiques de Renault. Les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont débuté mercredi 6 janvier.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les fonderies françaises dans la tourmente « Fin août 2019, Renault a revu à la baisse de 30 % les commandes promises, le marché iranien venant de se refermer, justifie Arnaud Tronche, directeur général d’Alvance, nouvelle filiale de GFG Alliance qui pilote les fonderies. Le Covid a encore dégradé la situation. Et, en octobre, Renault a décidé de ne pas nous attribuer la fabrication de son nouveau carter confié à l’espagnol Fagor. Cela veut dire plus de programme au-delà de 2021. D’où notre décision forcée d’arrêter. »

Sortir du diesel Renault seul coupable ? Les acteurs locaux ont une lecture différente. Les syndicats, méfiants, avaient en effet obtenu en 2019 la mise en place d’un comité de suivi de la reprise, une pratique rare qui a vu représentants des salariés, dirigeants de l’entreprise, élus locaux et services de l’Etat se réunir cinq fois, entre juillet 2019 et octobre 2020.

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