Publié le 28/12/2020 à 15:22 , Centre Presse Patrick Bellity, à la tête de la fonderie Sifa Technologies, à Orléans, a déposé une lettre d'intention devant le tribunal de commerce de Toulouse pour la reprise de Jinjang SAM.

Ce n’est pas encore la fin du feuilleton judiciaire pour Jinjang SAM à Viviez. Mais après une année entière en redressement judiciaire, et une procédure en cours devant le tribunal de commerce, cela pourrait être une issue potentielle. Au mois de novembre, Patrick Bellity a déposé une lettre d’intention en vue de monter un projet de reprise.

L’homme n’est pas un inconnu. Il a été, pendant plus de 18 ans, le responsable du site, quand il était le PDG du groupe Arche, qui détenait ce qui s’appelait alors SAMTechnologies, avant la revente au groupe chinois Jinjiang. Lorsqu’il a quitté Arche, placé en redressement en 2016, Patrick Bellity a repris une des fonderies du groupe,Sifa Technologies.

Dans l'attente d'un soutien public et de l'engagement de Renault

C’est avec cette entreprise qu’il envisage une reprise du site aveyronnais. Sifa Technologies a donc déposé une lettre d’intention au tribunal de commerce de Toulouse le 6 novembre (date à laquelle était prévu l’arrêt des offres, qui a été repoussée depuis au 25janvier). "On n’a pas envoyé une offre terminée puisque dans ce genre de dossiers il faut toujours beaucoup de précaution, prévient l’ancien PDG. On a envoyé une lettre d’intention assez étayée qui décrit le projet industriel."

Dedans, la fonderie d’Orléans (Loiret) examine le projet industriel qu’il faudrait mettre en place. Concrètement, pour que cela se fasse, elle attend que Renault prenne des engagements sur un volume de commandes sur la durée et que les institutions donnent un coup de main, notamment pour lever des fonds nécessaires à l’investissement dans du matériel pour augmenter la capacité de production.

Très attaché à la défense de l’industrie française, Patrick Bellity ne souhaite pas parler, pour le moment du nombre de salariés qui pourraient être conservés. Mais plutôt se concentrer sur le projet industriel. C’est de cette réflexion-là que découlera l’avenir d’un site qui emploi aujourd’hui plus de 350 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 30 M€.

Guilhem Richaud