A cette date, Renault présentera son plan stratégique très attendu, baptisé « Renaulution », indique un communiqué du constructeur. Celui-ci doit permettre au Losange de retrouver le chemin de la croissance et de la rentabilité sur le long terme, après les tremblements de terre de la fin de l'ère Ghosn.

Arrivé à la tête de Renault début juillet, le directeur général Luca de Meo cherche à insuffler un nouvel élan à l'entreprise avec ce plan élaboré depuis des mois pour faire face aux difficultés du constructeur automobile. Le communiqué publié lundi soir ne donne aucun détail sur la présentation à venir, mais l'ancien patron avait déjà fait part de certaines de ses intentions dans un mémo dévoilé en septembre.

Le dirigeant italien y dressait un diagnostic sans concession du groupe - dont les ventes sont « en baisse » et les nouveaux modèles « pas assez profitables » - et annonçait les grandes lignes de son plan pour « ramener Renault en finale de la Ligue des champions en sept ou huit ans ».

Après un premier plan d'économie annoncé fin mai, qui prévoyait 15.000 suppressions de postes dans le monde, dont 4.600 en France, un nouvel « effort de réduction des coûts » devrait être envisagé. L'exemple à suivre est celui du concurrent PSA, n'a pas hésité à déclarer Luca de Meo, qui a bousculé ses équipes avec son style direct.

Recentrage sur l'Europe et diversification des activités Outre la montée en gamme prévue sur le segment C, qui doit représenter à terme 30 % des volumes, on y apprenait que le nouveau boss veut recentrer Renault sur l'Europe, lancer une voiture électrique à moins de 20.000 euros dans l'Hexagone et se diversifier hors de l'automobile (dans les services comme l'autopartage, par exemple).

Ces grandes lignes étant posées, la présentation de janvier en donnera les détails opérationnels. Expert en marketing crédité du redressement de Seat, le nouveau directeur général est très attendu sur ce plan stratégique.

Ebranlé depuis 2018 par la disgrâce de son mentor Carlos Ghosn et par une dégradation de sa rentabilité, Renault a accusé une perte nette record de plus de sept milliards d'euros au premier semestre. Ses difficultés ont été amplifiées par la pandémie de coronavirus, qui a assommé les ventes durant plusieurs semaines.