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Des milliers d'entreprises, de taille modeste, font appel à la solidarité de l'État mais aussi de leurs clients. En Franche-Comté, ils sont nombreux à vouloir sauver le savoir-faire d'une fonderie fabriquant des cloches, une des identités de ce terroir.

Jamova, la vache montbéliarde, va peut-être sauver des emplois, ou du moins la cloche qu'elle porte. Une cloche de la solidarité, achetée 200 euros par Fabien, son éleveur, pour sauver la fonderie de cloches de son pays. Car la Fonderie Obertino, créée à Morteau (Doubs) en 1931, est en grande difficulté.

Le bronze en fusion à 1 200 degrés coulent toujours dans les moules, mais au ralenti. Siv Chheng Tiv, directrice de la fonderie, précise : "Généralement, on travaille à 30% à l'export. Cette année, tout est fermé, les frontières sont fermées. Actuellement, avec cela, on est quasiment presque à zéro". Les gros clients habituels, le Canada ou les Etats-Unis ne commandent plus.

Dans l'Hexagone aussi, c'est difficile sans foire ni concours agricole, d'où l'idée de lancer une cloche de la solidarité pour relancer les ventes, et surtout rappeler le savoir-faire des fondeurs pour que celui-ci continue à résonner à travers le Jura. Du moule à la finition, c'est une dizaine d'opérations qu'il faut mener de quelques minutes à quelques heures, selon la taille de la cloche.