Présent aux côtés de 250 salariés du site de Château-Feuillet, situé à La Léchère (Savoie), le syndicaliste explique que le mal est plus profond que la simple crise liée à la Covid-19 : "Le coronavirus n'est pas la seule cause de notre situation. Nous étions déjà en difficulté avant. La gestion de l'entreprise y est pour quelque chose. Nous nous sommes réorientés dans les produits de fonderie, qui est un marché en déclin. On demande un retour sur des produits de silicium."



L'activité est réduite à un four sur quatre depuis un an. Depuis le mois d'octobre dernier, nous sommes en activité partielle très marquée.

Walter Wlodarczyk, délégué CGT.

Près de 500 emplois menacés ? Montrichier et Château-Feuillet en Savoie, et Les Claveaux en Isère. Ces trois usines regroupent près de 500 employés. Et, d'après les partenaires sociaux, ce seraient elles qui seraient touchées par un plan de restructuration. Des dispositifs de chômage partiel sont déjà opérés sur les trois sites.

Les détails du plan de restructuration restent encore inconnus. Les discussions devraient être entamées au mois de novembre. La direction espagnole de FerroGlobe avait annoncé, en fin de semaine dernière, qu'"une réflexion stratégique était à l'étude".




FerroPem annonce un plan de restructuration en Isère et Savoie, les syndicats craignent des licenciements

Une "réflexion" qui laisse perplexe le délégué CGT Walter Wlodarczyk : "Nous restons dans le flou. L'Etat a mis en place des dispositifs sur l'activité partielle longue durée. Mais pour l'instant, la direction ne veut pas y avoir recours de peur de s'engager sur des maintiens d'emplois." La situation s'est dégradée Il y a quelques années, l'usine de Château-Feuillet dégageait 10 à 15 millions d'euros de marge par an, selon le délégué syndical : "Depuis la restructuration opérée il y a deux ans, il est vrai que nous sommes en déficit."

Entre 2018 et fin 2019, le groupe a accusé une baisse de la demande de 25 % et une chute des cours de 30 %, ce qui a fragilisé sa position financière et le paiement de ses fournisseurs.

La situation inquiète donc depuis plus de deux ans. Avec cette première assemblée générale, les employés espèrent trouver le soutien des élus locaux, des sous-traitants de l'entreprise et des habitants de la région avant le début des négociations.