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Fonderie d’art à Irun : l’impressionnante coulée de bronze

https://youtu.be/gnnfUCPdHtA

A La Une Pyrénées Atlantiques Bayonne - Sud Ouest

 

La fonderie d’art Jaizkibel, à Irun, perpétue un savoir-faire traditionnel : la coulée de bronze. " Sud Ouest" a accompagné l’artiste basque Zigor pour découvrir les étapes de l’élaboration de sa nouvelle série de sculptures, "Hilabeteak". Bienvenue dans le monde des Vulcain contemporains !

Voici l’élément clé d’une fonderie d’art : le four. Il dégage des flammes vives, hostiles pour le néophyte. C’est là que les lingots de bronze sont déposés pour être liquéfiés à une température de 1300 degrés !

La première étape de la coulée consiste à chauffer les cuillères qui serviront à transporter le bronze liquide. Chacune pèse 25 kilos.

Les moules en céramique sont les négatifs des sculptures. Ils sont placés dans des bacs contenant du sable pour éviter, lors de la coulée, qu’ils n’explosent sous la chaleur du plomb en fusion.

Avant la coulée, l’artiste basque Zigor, en pleine discussion avec l’un des fondeurs, Juan Pedro Gordillo. L’élaboration d’une sculpture est un travail d’équipe. L’artiste doit avoir pleinement confiance en l’artisan.

Pour les grands formats de sculptures, comme celles de Zigor, le sable est rempli d’air pour créer un effet "sable mouvant", et ainsi, enfoncer plus facilement les moules en céramique et assurer leur stabilité avant la coulée.

La coulée : dans un ballet ininterrompu, chaque fondeur assure successivement une coulée en versant délicatement le bronze dans les entrées de métal des moules. Le geste est ultra précis et l’instant magnifique !

A chaque coulée, ce sont quelque 300 kilos de lingots de bronze, venus tout droit d’Italie, qui sont utilisés. © Crédit photo : Photo DR / David Legrand

Une fois, les moules remplis de bronze, l’ouverture est recouverte de cendre pour maintenir la chaleur à un niveau égal. L’aspect ingrat des moules, d’un blanc rugueux, brut, ne laisse rien présager quant à leur forme finale.

Moment de détente entre fondeurs. A droite, Miguel Gonzalez, le patron de Jaizkibel, une entreprise familiale où le métier est transmis de père en fils. © Crédit

Voici le père, justement : José Gonzalez. Le fondeur a pris sa retraite, mais n’est jamais très loin. Le métier est une passion.

Le bronze a un prix. Les restes sont coulés en lingots et rendus aux clients en fonction de leur commande et du poids de métal utilisé. Rien ne se perd… © Il faudra un minimum de trois heures pour que le bronze refroidisse. C’est alors que le fondeur brise le moule à grands coups de marteau. Viendra ensuite la finition, avec le ponçage, le polissage et le patinage de la pièce comme le veut l’artiste. Ainsi naît une sculpture.

Etape cruciale : la coulée de bronze dans les moules en céramique requiert attention et dextérité © Crédit photo : DR/DAVID LEGRAND __

Par Gaëlle Tournier .A Irun, les hommes de Vulcain à l’œuvre

Le travail du bronze est un savoir-faire que des artisans se transmettent depuis des millénaires. La fonderie d’art Jaizkibel incarne ces passeurs. Aux côtés de l’artiste basque Zigor, découvrons comment naît une sculpture.

« Le rêve de tout sculpteur, c’est de fondre. » Voilà l’alpha posé de ce voyage à la mode initiatique que propose Zigor, artiste basque (lire par ailleurs). En cette belle journée de mi-juillet, le départ se fait de son atelier, lieu niché dans une discrète impasse à Biarritz, d’où émerge à travers de hautes baies vitrées un splendide pin des Landes, seule œuvre monumentale.

Après une brève visite de courtoisie, il est temps de prendre la route, direction Irun, en Espagne. C’est là que se situe la fonderie d’art chère au sculpteur, spécialisée dans la coulée du bronze. C’est ici que l’idée, longuement mûrie, prendra sa forme définitive.

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