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La Fonderie et mécanique générale castelbriantaise (FMGC), à Soudan (Loire-Atlantique), applique sans difficulté les mêmes consignes sanitaires depuis le mois d'avril.

La FMGC de Soudan (Loire-Atlantique) a facilement absorbé le consignes sanitaires liées à l'épidémie de coronavirus.

La Fonderie et mécanique générale castelbriantaise (FMGC), la rentrée est loin d’être chamboulée. Après un mois de fermeture cet été, l’entreprise de Soudan (Loire-Atlantique), leader européen dans la fabrication de contrepoids en fonte, a repris son activité de plus belle, mardi 25 août 2020, sans grand chambardement. Les masques obligatoires dès le mois d’août Seul nouveauté au tableau : le port des masques, désormais obligatoire pour l’ensemble des 350 salariés qui travaillent dans l’entreprise. Une mesure supplémentaire qui ne changera pas la face de l’entreprise selon Céline Favreau, assistante communication et marketing :

On a décidé de ne pas attendre le 1er septembre pour mettre en place le port du masque obligatoire, mais beaucoup devaient déjà en porter pour les besoins du poste.

La fonderie, qui a été l’une des premières du pays de Châteaubriant à rouvrir, dès la levée du confinement, a également été très réactive en ce qui concerne les mesures sanitaires.

« On a commencé à mettre en place les gestes barrières dès le 26 février. Un groupe de travail avec la médecine du travail a été formé », expliquait en mai dernier David Trouillot, directeur général de la FMGC.

Chaque salarié équipé

Au sein des innombrables bureaux et ateliers de la fonderie, les mesures sont depuis respectées à la lettre. La crise sanitaire a également nécessité de revoir l’ensemble de la circulation des équipes, pour éviter les croisements et donc les risques de contamination.

Du produit désinfectant, du gel hydroalcoolique et quatre masques ont été rapidement mis à disposition de chaque salarié. L’usine fait par ailleurs appel à une entreprise de nettoyage, en plus de son équipe d’entretien habituelle.

Depuis avril, la société Gros’Net intervient neuf fois par jour pour désinfecter les surfaces de contact. C’est un coût pour l’entreprise, mais on estime que c’est nécessaire pour nos salariés. Les mesures sanitaires n'ont pas eu d’incidence sur l'activité de l'entreprise.

Des mesures fortes qui réduisent le risque d’exposition au virus, déjà atténué par l’environnement de la fonderie, qui dispose de 14 000 m2 d’atelier couverts, occupés par une majorité de postes séparés. Contrairement à l’industrie agroalimentaire, les portes peuvent également être ouvertes pour aérer les locaux.

Ce qui a surtout changé, c’est au niveau des parcours pour rejoindre son poste. Avant, certains devaient traverser l’usine. Maintenant, ils doivent faire le tour par l’extérieur, pour éviter les croisements.

Les espaces de pause réaménagés Les horaires de rotation des postes ont également été aménagés pour éviter que les équipes se croisent dans les vestiaires.

En cas de suspicion de coronavirus, tout employé est invité a resté chez lui en attendant de pouvoir faire les tests nécessaires. « Si quelqu’un est déclaré positif, les personnes qui étaient en contact seront informées », souligne Céline Favreau.

Du côté des espaces de pause, comme au réfectoire, les consignes ont été immédiatement adoptées. Fini, par exemple, les attroupements autour de la machine à café. Des barres de fer ont été installées aux tables pour limiter le nombre de personnes assises. Un deuxième réfectoire a par ailleurs été aménagé dans un autre bâtiment de l’usine.

Une nouvelle organisation qui n’a visiblement pas altéré l’ambiance au sein de l’entreprise soudanaise. « C’est une distance physique et non émotionnelle. »

Les mesures n’ont pas non plus remis en cause l’activité de la FMGC, bien qu’elle accuse un légère baisse de son carnet de commandes depuis la reprise. « Certains clients n’ont pas encore repris. Un chômage partiel va être mis en place pour chaque vendredi de septembre. »