Toutefois, les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) viennent de débuter et devraient se poursuivre jusqu’en octobre. Les premiers licenciements sont envisagés début 2021. Comme la loi Florange l’y oblige, Haier recherche un repreneur pour cette usine qui a employé plus d’un millier de personnes dans les années soixante-dix. Le fabricant d’électroménager se dit même prêt à céder la production d’une partie de sa gamme de fours duo et trio, des appareils de cuisson qui intègrent des lave-vaisselle et des plaques.

Même s’il s’attendait à des mesures d’économies, le personnel de l’usine a été surpris par l’annonce de l’arrêt et de la délocalisation de la production des fours Rosières, qui sont déjà fabriqués en Turquie en partie.

Bassin sinistré « Ce choix n’était pas pressé puisque des discussions avaient lieu sur des contre-propositions, pour maintenir, développer et diversifier la production », s’agace Sébastien Martineau, secrétaire départemental de la CGT du Cher, qui a appelé à une journée ville morte dans la commune voisine de Saint-Florent-sur-Cher, samedi dernier.

Cette opération a rassemblé 500 manifestants, dont des élus l o caux, et des commerçants ont baissé le rideau. Haier, qui estime qu’aucune solution n’était viable, annonce dans le même temps un renforcement de son entrepôt logistique sur ce site de Lunery, avec un investissement de 2 millions d’euros et 26 recrutements. Selon la CGT, ce bassin industriel près de Bourges est menacé de « déstockage massif de salariés », puisque, outre Rosières, le fabricant de lampadaires Comatelec Schréder a annoncé des suppressions de postes, tout comme l’équipementier aéronautique Sipem à Méreau (37 postes)