la fonderie et piwi

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Haier cherche un repreneur pour son usine de fours Rosières ( qui possédait une fonderie....

et des cubilots !!!)

Le fabricant chinois d’électroménager stoppe la production des fours Rosières en France, avec 72 suppressions de postes à la clef dans son usine du Cher. Une marque emblématique du savoir-faire et de la gastronomie française, les fours Rosières, ne sera bientôt plus fabriquée dans l’Hexagone. Le groupe chinois Haier, qui a racheté l’usine Rosières de Lunery (Cher) avec Candy Hoover en 2019, estime que « les coûts d’assemblage sont élevés, alors que les ventes ont baissé de 40 % entre 2016 et 2019 », explique Yannick Ferling, directeur général de Haier Europe.

Les Echos -

Cette décision entraînera la suppression de 72 postes en production. La date de l’arrêt des chaînes d’assemblage n’est pas définie.

Toutefois, les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) viennent de débuter et devraient se poursuivre jusqu’en octobre. Les premiers licenciements sont envisagés début 2021. Comme la loi Florange l’y oblige, Haier recherche un repreneur pour cette usine qui a employé plus d’un millier de personnes dans les années soixante-dix. Le fabricant d’électroménager se dit même prêt à céder la production d’une partie de sa gamme de fours duo et trio, des appareils de cuisson qui intègrent des lave-vaisselle et des plaques.

Même s’il s’attendait à des mesures d’économies, le personnel de l’usine a été surpris par l’annonce de l’arrêt et de la délocalisation de la production des fours Rosières, qui sont déjà fabriqués en Turquie en partie.

Bassin sinistré « Ce choix n’était pas pressé puisque des discussions avaient lieu sur des contre-propositions, pour maintenir, développer et diversifier la production », s’agace Sébastien Martineau, secrétaire départemental de la CGT du Cher, qui a appelé à une journée ville morte dans la commune voisine de Saint-Florent-sur-Cher, samedi dernier.

Cette opération a rassemblé 500 manifestants, dont des élus l o caux, et des commerçants ont baissé le rideau. Haier, qui estime qu’aucune solution n’était viable, annonce dans le même temps un renforcement de son entrepôt logistique sur ce site de Lunery, avec un investissement de 2 millions d’euros et 26 recrutements. Selon la CGT, ce bassin industriel près de Bourges est menacé de « déstockage massif de salariés », puisque, outre Rosières, le fabricant de lampadaires Comatelec Schréder a annoncé des suppressions de postes, tout comme l’équipementier aéronautique Sipem à Méreau (37 postes)

Commentaires

1. Le jeudi, 30 juillet 2020, 19:35 par Mèkilékon

Et la grande braderie continue !!

Avec comme d'habitude, son corollaire de surprises (pour les gogos qui croient encore aux promesses) : délocalisation, voire fermetures de site, non-respect des engagements pris contre subventions, pillage de savoir-faire, non-respect de la propriété intellectuelle, etc.

Ce qui n'empêche pas nos "élites" politiciennes, financières et économiques, de parler de réindustrialisation du pays...

M.ONFRAY a bien raison, ce sont bien tous des guignols !!

2. Le vendredi, 31 juillet 2020, 21:08 par spejo

Lorsque je vois ces cubilots, je prends un coup de jeune ,

j'ai fait un stage en 1945 de 2 mois dans une petite Fonderie et vous savez que lorsqu'on est stagiaire toutes les sales besognes étaient pour moi à cette époque il n y avait pas de sentiment.

N'étant pas gros, le patron n'a pas hésité le premier jour de m'envoyer dans le cubilot pour la réparation, j'avais le savoir mais pas la pratique.


Au fil des jours, je suis devenu un bon cubilotier,où j'ai eu le plus peur c'est à ma première piquée, j'étais fier de moi et de mes deux mois de stage qui m'ont fait connaître le cubilot de A à Z.

Lorsque je prenais la responsabilité d'une Fonderie, la première chose que regardais en arrivant,c'était le cubilot et je regardais comment était exécuté toutes les opérations sans rien changer de leurs habitudes.

J'ai assisté à une belle carotte que je ne connaissais pas et dans un de nos cours, il était dit que nous pouvions déboucher à l'oxygène, lorsque la fonte a coulée le trou était gros et le cubilotier avait préparé des bouchons d'argile très gros,il avait l'habitude des carottes.


Le lendemain,j'ai pris les choses en main et le cubilotier ne pouvait pas admettre ce je lui disais de faire,la sole au lieu de mettre la pente inclinée vers le trou de coulée je l'ai mis sans inverse pour que la première fonte liquide ne se trouve pas vers le trou de coulée,j'ai fait un noyau au diamètre du trou de coulée que je gardais dans ma main

,il voulait boucher avec de l'argile,je pris mon noyau que je mis dans le trou de coulée,du sable moulage avec une gueuse dessus.

Au moment de la première piquée tous le personnel de fonderie attendaient la belle carotte,ils préparaient l'oxygène et tout le reste,

au moment de piquée il enleva la gueuse et le sable un coup de ringard et la fonte à coulée à la bonne température pour couler les moules et là,j'avais gagné leur confiance.

3. Le samedi, 1 août 2020, 16:33 par spejo

Bonjour,c'est encore moi,je me souviens des cuisinières Rosière,lorsque le gaz et l'électricité sont venus pour remplacer les Rosières à charbon.
Vous ne pouvez pas vous imaginer le nombre de cuisinières que j'ai fait casser pour couler des contrepoids.


Si mon Père avait eu de la place,j'aurai acheté toutes les cuisinières pour pas un sous et en faire un musée,les personnes les apportaient gratuitement à la Fonderie car ils ne savaient quoi en faire de leur Rosière.Si vous saviez comme j'avais de la peine à faire casser ces belles pièces toutes émaillées,elles étaient magnifiques du très beau travail .

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