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Comment Luca de Meo veut sauver Renault

Les Echos -

Montée en gamme, priorité au marché européen, changement d'organisation… Le nouveau dirigeant du groupe a dévoilé jeudi plusieurs facettes de son futur plan stratégique pour sortir Renault du trou noir.

« Nous sommes très forts sur les petites voitures, a pointé Luca de Meo, en évoquant entre autres le succès de la nouvelle Clio. Mais le centre de gravité de la gamme doit être un peu plus haut. »« Nous sommes très forts sur les petites voitures, a pointé Luca de Meo, en évoquant entre autres le succès de la nouvelle Clio. Mais le centre de gravité de la gamme doit être un peu plus haut. »

« Nous sommes très forts sur les petites voitures, a pointé Luca de Meo, en évoquant entre autres le succès de la nouvelle Clio. Mais le centre de gravité de la gamme doit être un peu plus haut. » (PAU BARRENA/AFP)

Le futur plan stratégique de Renault doit être présenté début 2021,

et Luca de Meo, qui a officiellement pris ses fonctions il y a un mois à peine, n'avait pas forcément prévu d'en dire beaucoup avant cette date. Mais face à l'ampleur abyssale des pertes au premier semestre (7,3 milliards d'euros), le nouveau directeur général a livré jeudi quelques perspectives lors de la présentation des résultats, afin d'entretenir la foi chez les salariés comme chez les investisseurs. Tour d'horizon des futures orientations.

PSA, l'exemple à suivre Le nouveau patron a rendu hommage à plusieurs reprises au rival traditionnel de Renault : « PSA est en train de faire un travail extraordinaire, on est admiratifs de ce qu'ils ont fait ces dernières années . » Les recettes déclinées par Carlos Tavares pour redresser le groupe seront « une source d'inspiration, mais à la sauce Renault ». La priorité aux marges sur la course aux volumes, déjà actée avant l'arrivée de Luca de Meo, est confirmée. De même, la réduction drastique de coûts fixes et variables sera l'un des leviers pour redresser la marge à court terme.

Renault « touche le fond » et encaisse des pertes historiques

PSA fait la preuve d'une exceptionnelle résistance

Offensive à venir sur le segment C

C'est la principale évolution à attendre sur le plan commercial. « Nous sommes très forts sur les petites voitures, a-t-il rappelé, en pointant le succès de la nouvelle Clio. Mais le centre de gravité de la gamme doit être un peu plus haut. » Pour cela, « Renault doit reconquérir le segment C », celui des berlines compactes et des petits SUV, où les marges sont plus élevées. Le Losange y a eu par le passé de belles positions, grâce à la Megane entre autres. « Mais ces dernières années, nous avons raté la vague , déplore le dirigeant. Les Scénic, Kadjar et Koleos ne font pas les volumes dont on a besoin. »

Le futur plan produit doit y remédier. Pour l'adapter, « nous avons pris plus de décisions fortes durant les quatre dernières semaines que ces deux dernières années », affirme Luca de Meo. Les premiers modèles actant cette inflexion stratégique sont attendus dans les concessions à partir de la fin 2022. Gilles Vidal, en provenance de PSA , sera sans doute chargé d'accompagner le mouvement au niveau du design.

Sur le plan industriel, la plateforme utilisée pour les Clio et les Captur peut servir à fabriquer des voitures plus grandes, a assuré le patron du Losange. Pas un mot, en revanche, sur les berlines haut de gamme type Talisman. Le groupe n'a guère connu la réussite sur ce créneau par le passé, et il ne devrait pas retenter l'aventure à court terme.

Priorité au marché européen

« Dans les deux-trois prochaines années, nous allons donner la priorité aux marchés qui sont capables de générer de la marge », a annoncé le dirigeant italien. Le groupe, en clair, va concentrer ses efforts commerciaux sur l'Europe, là où il est susceptible de redresser le plus vite ses profits. Cela ne signifie pas que le constructeur va se retirer de certaines régions. Mais investir en Amérique latine pour produire des petites voitures avec une rentabilité qui serait aussi incertaine que longue à venir ne serait pas raisonnable au vu des finances du Losange.

Vers une organisation par marques

« Il est temps pour Dacia de s'épanouir comme une marque à part entière », avance Luca de Meo. Au-delà de la reconnaissance des qualités des voitures low cost, cette déclaration pourrait présager d'un passage à une organisation par marque (et non plus par région comme aujourd'hui). Un schéma que Luca de Meo a connu chez son précédent employeur, Volkswagen.

Alpine conservé pour vendre du rêve

En annonçant fin mai son plan d'économies de 2 milliards d'euros , le groupe avait indiqué qu'il « ouvrait la réflexion sur la reconversion de l'usine de Dieppe à la fin de la production de l'Alpine A110 », ce qui laissait craindre la disparition de la marque. Arrivé depuis aux manettes, Luca de Meo écarte ce scénario : « Alpine est et devrait demeurer une marque de niche dans le futur, mais elle peut être mieux exploitée. C'est l'exemple parfait de ce que cette entreprise peut faire pour générer des émotions. Et dans mon monde, émotions signifie capacité à augmenter les prix. »

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