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Fonderie du Poitou

La nouvelle république -

Les options proposées laissent la CGT « perplexe ».

À Ingrandes-sur-Vienne, les salariés de la Fonderie Fonte vont devoir choisir parmi différentes options concernant l’avenir de leur entreprise. Ce que dénonce la CGT.

L’échéance était très attendue par les salariés de la Fonderie Fonte à Ingrandes-sur-Vienne. Hier, les conclusions du groupe de travail destiné à trouver des possibilités de reconversion pour l’entreprise, dont la production exclusive de carters ne paraît plus viable aujourd’hui, ont été présentées par la direction au comité social et économique, puis, tout au long de la journée, aux différentes équipes.

Selon le syndicat CGT de l’entreprise, trois options ont été proposées. Des options parmi lesquelles, de façon assez surprenante, les salariés vont être invités par courrier à choisir.

Téléphones portables, véhicules d’occasion…

Quelles sont-elles ? La première n’en est pas vraiment une : la fermeture pure et simple de l’entreprise. Dans les deux autres, les 305 emplois seraient conservés. « La première piste entendable, c’est une piste où ils arrêtent l’activité de la fonte fin 2020 avec mise en activité partielle, dans un premier temps, d’une centaine de salariés, indique Thierry Waye, délégué CGT. En 2021, on met en activité partielle les 200 salariés restants, et, de 2023 à 2025, on redémarre avec trois activités : la remise en état de véhicules d’occasion, qui emploierait cent personnes, la remise en état de téléphones mobiles, qui emploierait environ 80 personnes, et la mise en route de presses haute pression pour faire des éléments de châssis automobile.

Dans la deuxième piste, on maintient l’activité fonte, on fait aussi le carter que doit nous confier Renault en octobre, le K9G8, sous réserve que Liberty (1) fasse des investissements dans l’entreprise, et on repartirait sur les mêmes idées (faire du reconditionnement de véhicules d’occasion, de téléphones…), ce qui permettrait de maintenir les salariés en activité tout le temps. »

Pour la CGT, ce n’est pas aux salariés de « se positionner sur un choix ». Elle a aussi peur que les réponses servent de « prétexte » à la direction pour fermer l’entreprise. « Si les salariés s’opposent aux deux solutions, c’est fermeture ! » Par ailleurs, le syndicat s’inquiète : « Ce qui nous soucie, c’est la volonté de Liberty d’investir, ce qu’elle n’a pas fait depuis des années, souligne Thierry Waye.

Dans les deux pistes, il aurait obligation de la faire. S’il ne le fait pas, c’est voué à l’échec. » La CGT est aussi « perplexe » sur la faisabilité des deux derniers projets. Elle doute notamment de la capacité de l’entreprise à « aller chercher les marchés » pour le lancement des nouvelles activités envisagées.

Quand les salariés recevront-ils le courrier ? Contactée, la direction n’a pas donné suite.

En tout cas, comme tous les ans, l’entreprise fermera pour trois semaines vendredi. Peut-être même dès ce mardi soir à cause de la panne d’une « pompe nécessaire au process de fabrication ». Pour l’entreprise comme pour les salariés, éprouvés par ces derniers mois, il est temps que les vacances arrivent. (1) Le groupe auquel appartient la fonderie.

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