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Les grandes marques des Ardennes: La Macérienne, de Clément-Bayard aux motoculteurs Mabec

L'Ardennais - C’est sous l’acronyme Mabec, que les Ardennes se souviennent de ces increvables motoculteurs “made in Ardennes”. En 2011, un couple anglais de passionnés était venu en pélerinage avec sa voiture « Bayard, type AC 4C2 N°12.477, A. Clément, constructeur à Levallois - Paris »

série consacrée aux grandes marques ardennaises avec les machines agricoles Bayard et Clément.

La marque Mabec, la branche motoculture de la société Clément-Bayard, est restée dans les mémoires. Le sigle signifie Machines agricoles Bayard et Clément et les premiers motoculteurs de la société datent de 1919. Fin 1981, cette activité représentait 15 % du chiffre d’affaires de Clément-Bayard SA dont la fonderie fabriquait alors des pièces pour les fabricants de tracteurs Renault et Massey-Ferguson, des boîtes de vitesses, des écrous et des rayons de cycles et motos, sans oublier la production d’électricité avec ses turbines hydro-électriques.

Il affectionne à ce point Mézières, qu’il adjoint à son patronyme celui du chevalier sauveur de la ville, Bayard

Adolphe Clément, simple serrurier en 1876, puis pionnier de l’industrie du cycle en France à partir de 1878, fonde ensuite la société Clément-Gladiator-Humber. Il est un des fondateurs du journal L’Auto, qui deviendra L’Équipe en 1947. Il fonde l’usine macérienne en 1894. Il veut créer une usine qui aurait sa propre force motrice. Il acquiert donc le groupe des moulins Mazarin détruits en 1870, mais situés sur un canal permettant l’installation d’une petite station hydroélectrique. Elle existe et fonctionne toujours. Adolphe Clément dispose alors de trois usines, à Levallois, Tulle et Mézières, mais il affectionne à ce point cette dernière, qu’il adjoint à son patronyme celui du chevalier sauveur de la ville. En 1903, le Conseil d’État ratifie son voeu et lui accorde en 1909 le nom de Clément-Bayard. Ce nom nouveau lui permet par ailleurs d’éviter la confusion avec la marque dont il avait cédé le brevet à Gladiator. L’usine ardennaise ne cessera de se développer jusqu’en 1959. C’est à Mézières que fut construit le dirigeable Clément-Bayard avant la Grande guerre. À Mézières venait chaque mardi l’actif industriel et son fils Albert, pilote célèbre, qui se tue en s’entraînant sur le circuit de Dieppe en 1907.

Le fondateur renonce à l’automobile en 1922 et il cède son usine de Levallois à André Citroën. Il meurt en 1928. L’usine de Mézières se diversifie alors dans la fonderie, la construction mécanique sous licence de matériel agricole ou de travaux publics. Le déclin s’amorce vers 1970. L’activité cessera au début de l’année 1984.

Clément-Bayard : ardennaise ou des Hauts-de-Seine ?

Il y a une vingtaine d'années, l'ouvrage Hauts-de-Seine, berceau de l'automobile présentait Clément-Bayard comme une marque du 92. Une vision que les Ardennais ne peuvent admettre puisqu’ils la considèrent comme un pan du patrimoine industriel du département.

Si elle fut bien fondée à Levallois en 1891 par Adolphe Clément, l'entreprise prit le nom de Clément-Bayard en 1903. La reproduction de la statue du chevalier devient l'emblème de la société et orne le capot de ses voitures. Si l'usine mère était donc bien située à Levallois-Perret, l'importance des Ardennes dans cette saga industrielle et technologique est indéniable.

Mabec, des motoculteurs d’une grande robustesse

En 1981, MABEC, une branche de la société Clément-Bayard, fabrique 1 500 motoculteurs et motohoues « de plaisance » pour les particuliers, mais aussi des matériels professionnels. Le plus petit modèle est la motohoue R 545 disposant d’un moteur de 186 cm3. Le motoculteur classique, le « vrai » MABEC, est le CB 500. Il existe en 4 versions et dispose d’une boîte de vitesses avec marche arrière. Il peut entraîner entre autres une faucheuse frontale ou un rotoculteur. La gamme est complétée par des motofaucheuses et des débroussailleuses achetées à l’extérieur.

La fabrication entre dans l’ensemble Clément-Bayard. MABEC dispose d’un atelier particulier où les matériels sont produits intégralement à l’exception des moteurs, des pneus et des outils attelés. Fin 81, 45 des 300 salariés que compte encore l’usine consacrent leur activité aux motoculteurs. Un réseau de 120 concessionnaires couvre pratiquement la France entière pour toucher les professionnels, maraîchers, vignerons, arboriculteurs et les particuliers. En 2017, un collectionneur ardennais, Michel Colleaux nous avait présenté sa collection de motoculteurs Staub et MABEC, devenue sa filiale.

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