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Projet de cession par Saint-Gobain de PAM

Les Echos -

Mis en sommeil par la crise sanitaire, le projet de cession par Saint-Gobain de sa filiale Pont-à-Mousson (PAM) repart selon les syndicats du spécialiste des canalisations en fonte, qui craignent désormais une vente à la découpe. Ils en veulent pour preuve la tenue, mercredi, d’un comité social et économique central de Saint-Gobain PAM ayant pour objet principal la filialisation d’une activité. Il s’agit en l’occurrence des produits en fonte destinés aux bâtiments (des gouttières et des canalisations d’eaux usées), produits par les 180 personnes de l’usine de Bayard (Haute-Marne) ainsi que l ’usine anglaise de Telford, appelés à devenir une entité distincte baptisée SG PAM Bâtiment. Ces produits pour le bâtiment, qui représentent de l’ordre de 10 % du chiffre d’affaires de PAM mais 25 % du bénéfice opérationnel, n’ont pas de synergies avec l’activité canalisation proprement dite, qui recouvre des canalisations pour le réseau public d’eau sous pression. Les clients de l’activité bâtiment sont privés (promoteurs, etc.), pas municipaux, et sa cession séparée ferait sens.

Remise à plat

Au-delà, l’activité canalisation (90 % du chiffre d’affaires) sera aussi remise à plat avec la création de trois autres entités, l’une pour la Chine (SG Pipelines), une autre pour le Brésil (SG Canalização) et la troisième pour l’Europe et le Moyen-Orient (SG PAM EMEA), dont dépendra la France.

D’où la déduction des partenaires sociaux qu’une vente à la découpe se profile. Un pas qu’en interne, chez Saint-Gobain, on ne franchit pas. Hérité du passé, l’actuel organigramme de PAM abonde en effet en incohérences, empêchant la vue d’ensemble du spécialiste de la fonte. Ainsi, dans certains pays, PAM n’est pas rattaché à SG PAM, dont le siège est à Pont-à-Mousson (Meurthe-et- Moselle), mais à une autre branche d’activité locale de Saint-Gobain (en Italie, par exemple, c’est la branche vitrage).- MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION

Chez Saint-Gobain, une réunion a notifié mercredi les partenaires sociaux d’une réorganisation juridique de Pont-à-Mousson.

Ils craignent que cela ouvre la voie à une vente à la découpe du groupe. Pont-à-Mousson : les syndicats craignent une vente à la découpe SG PAM (2.000 personnes) avait en 2018 un chiffre d’affaires officiel de 608 millions d’euros contre un milliard pour l’ensemble de PAM en incluant ce qui ne lui est juridiquement pas rattaché. Post-remise à plat, tout sera regroupé dans les quatre nouvelles entités créées, chapeautées par SG PAM qui deviendra SG PAM Holding.

La France, expurgée du bâtiment, sera rebaptisée SG PAM canalisation. Retour aux bénéfices

La cession de PAM reste à l’ordre du jour, Saint-Gobain l’a confirmé lors de son assemblée générale en juin, mais la piste chinoise s’éloigne. Sauf rebondissement, le repreneur ne sera pas le leader mondial de la fonte XinXing.

D’autres pistes, impliquant par exemple pour la partie Europe le suisse Von Roll, sont suspectées par les syndicats.

Le dossier de la cession, mis en sommeil par le Covid-19, semble cependant pour le moment peu actif. L’intersyndicale de SG PAM préfère néanmoins prendre les devants et présenter à la réunion de mercredi un contreprojet pour éviter les repreneurs pluriels, passant par une introduction en Bourse, complétée de 15 % de détention par les salariés et de 25 % de détention résiduelle par Saint -Gobain.

La cotation serait faisable, car « PAM s’est bien redressé, les effectifs ont été réduits de 400 personnes depuis 2017 et nous serions revenus aux bénéfices cette année sans le coronavirus et le report des municipales, qui a retardé d’autant les commandes des clients publics », souligne le délégué syndical central CFE CGC, Didier Rivelois.

Les aléas de 2020 signifient une nouvelle perte cette année, qui devrait rester très modeste (sauf nouvel aléa), et un retour aux bénéfices en 2021. Signe encourageant, la demande des clients est forte depuis le déconfinement.

En attendant ce retour aux bénéfices qui pourrait changer la donne, l’intersyndicale croise les doigts pour que la léthargie des plans de cession perdure et rappelle le succès boursier du leader mondial de l’emballage en verre Verallia. Cédé par Saint- Gobain au fonds Apollo pour 2,5 milliards d’euros, Verallia a été ensuite mis en Bourse par ce dernier pour 5 milliards d’euros et affiche, depuis, une santé florissante.

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