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Acier : Hayange et Ascoval dans l'escarcelle de Liberty

Les Echos -

Le tribunal de Strasbourg a confié jeudi au groupe britannique Liberty la reprise de France Rail Industry (FRI) à Hayange (Moselle), le principal fournisseur en rails de la SNCF. Liberty devrait aussi récupérer Ascoval. Liberty, qui veut aussi intégrer l'aciérie d'Ascoval à Saint-Saulve (Nord), a été préféré aux offres de quatre autres candidats : le géant de l'acier ArcelorMittal, le groupe indien Jindal, le britannique Olympus Steel et le chinois Jingye.

Ils connaissent enfin le nom de leur futur propriétaire.

Le tribunal de Strasbourg a confié jeudi au groupe britannique Liberty la reprise de France Rail Industry (FRI) à Hayange (Moselle). Le principal fournisseur en rails de la SNCF était dans une position d'attente depuis un an, les autorités françaises refusant que leur propriétaire British Steel en conserve le contrôle après son rachat par le chinois Jingye .

Avec Ascoval Liberty, qui veut aussi intégrer l'aciérie d'Ascoval à Saint-Saulve (Nord), a été préféré aux offres de quatre autres candidats : le géant de l'acier ArcelorMittal, le groupe indien Jindal, le britannique Olympus Steel et le chinois Jingye. L'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC et FO), réunie jeudi matin en comité social et économique, s'était prononcée en faveur l'offre de reprise du chinois Jingye , qui promettait d'augmenter sérieusement les capacités de produire du site.

Ascoval et Hayange sont déjà liés par un contrat portant sur la fourniture de 140.000 tonnes par an pendant quatre ans de blooms (barres d'acier) par Ascoval à Hayange pour le compte de SNCF Réseau. « C'est cohérent, on recrée une filière franco-française, on peut s'en réjouir », a réagi auprès de l'AFP Gérard Glas, le président du site mosellan, rappelant que l'Hexagone « n'avait plus de filière de produits longs depuis 2006 ». Si le site d'Hayange avait des commandes et ne craignait pas vraiment pour son avenir dans l'absolu (il doit cependant être modernisé), la situation était plus critique chez Ascoval et ses 270 salariés.

Les sidérurgistes européens craignent d'être laminés par la crise

Le groupe sidérurgiste Liberty appartenant à la famille Gupta, qui grossit en Europe depuis quelques années et le rachat d'actifs d'ArcelorMittal, doit encore obtenir l'accord du ministère de l'Economie pour concrétiser la reprise - FRI et ses 450 salariés étant considérés comme un actif « stratégique » par la France. A Bercy, on souhaite depuis des mois une reprise combinée d'Ascoval et de FRI, ce que proposait Liberty mais pas ArcelorMittal. « C'est une bonne nouvelle et une étape importante pour les sites d'Hayange et Ascoval, a indiqué Bercy. Il reste néanmoins quelques éléments importants à régler avec Liberty avant que le ministre puisse formellement autoriser cet investissement. » Contacté, Liberty ne souhaite pas s'exprimer pour le moment.

L'état de l'acier européen et hexagonal inquiète les autorités françaises . Avec le confinement, de nombreux hauts-fourneaux tricolores se sont arrêtés, et tous n'ont pas repris. A Paris et chez l'ensemble des sidérurgistes européens, on craint de nouveau une flambée des importations chinoises dans un marché qui est totalement déprimé. Il existe bien des quotas, mais ceux-ci sont calés sur les volumes pré-Covid… alors que le confinement a divisé la demande européenne par deux.

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