la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

Logo AMF 1-6-16 logo cavenaghi Logo BMF 5-10-18 Logo JML oct 2018 Logo Elkem 1-6-16

Logo Ampere Alloys



Visiteurs : 19277
Aujourd'hui : 631
En ligne : 6

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Hydrogène : les industriels français dans les starting-blocks

Les Echos -

Producteurs d'hydrogène, énergéticiens, industriels de l'automobile ou du ferroviaire : la filière française compte de nombreux acteurs bien positionnés et prêts à profiter du décollage de l'hydrogène. Air Liquide est l'un des leaders mondiaux de l'hydrogène, issu à 95 % d'énergies fossiles aujourd'hui.Air Liquide est l'un des leaders mondiaux de l'hydrogène, issu à 95 % d'énergies fossiles aujourd'hui.

Comme sur tout marché naissant, les acteurs de l'hydrogène en France sont nombreux et d'horizons variés.

« Il est impossible de dire quel acteur se distinguera ou sera le leader de demain car le marché est encore balbutiant, . Ce qui est certain, c'est que la taille sera importante, car il faudra financer des investissements massifs et fournir un gros effort de R & D. »

Air Liquide, le leader français des gaz industriels, est l'un des plus gros producteurs mondiaux d'hydrogène depuis des décennies.

Cette activité lui rapporte quelque 2 milliards d'euros par an. Il est à 95 % issu d'hydrocarbures comme le gaz naturel, et commercialisé auprès d'industriels, en particulier dans le raffinage où il permet de retirer le soufre des carburants. Le groupe développe d'autres usages, pour le chauffage et la mobilité. Sa filiale Hype (avec Toyota, Idex et Kouros) opère ainsi une flotte de taxis hydrogène en Ile-de-France.

Le plan de Bruxelles pour faire « décoller » l'hydrogène en Europe

CQFD Tout savoir sur l'hydrogène en quatre questions

Chez Engie, « notre credo, c'est l'hydrogène renouvelable », expose Gwenaëlle Huet, directrice générale adjointe de l'énergéticien. Le groupe français vise « quelques gigawatts » de capacités de production par électrolyse en 2030. Dans l'immédiat, il travaille sur « une trentaine de projets ». En Australie, Engie veut fournir de l'hydrogène issu d'électricité solaire au producteur d'engrais Yara. A Dunkerque et à Fos-sur-Mer, GRTgaz et GRDF , filiales d'Engie, testent l'injection d'hydrogène « vert » dans le réseau gazier français.

EDF et Total sont également dans la course. L'électricien a créé l'an dernier une filiale dédiée à l'industrie et à la mobilité, Hynamics, et il a pris une participation de 22 % dans l'entreprise française McPhy , concepteur, fabricant et intégrateur d'équipements hydrogène. Le pétrolier, de son côté, déploie des stations de recharge pour les véhicules en Allemagne au travers du consortium H2 Mobility, dont il est membre. Il vient d'ouvrir sa première station hydrogène en France, au Mans.

Constructeur et équipementiers auto Les industriels de l'automobile misent eux aussi sur cette technologie. Devancés par les pionniers Toyota et Hyundai avec leurs Mirai et Nexo, les constructeurs français Renault et PSA ont commencé plus récemment à investir dans l'hydrogène. Renault a équipé plusieurs centaines de Kangoo électriques de piles à hydrogène permettant d'en prolonger l'autonomie, et PSA, qui a trouvé chez Opel un savoir-faire en la matière, a annoncé une flotte de plusieurs milliers de véhicules utilitaires à hydrogène.

Automobile : la lente conversion des constructeurs à l'hydrogène

Dans la mobilité, l'hydrogène s'imposera d'abord par les véhicules lourds

Les équipementiers, de leur côté, y croient dur comme fer. Michelin et Faurecia ont pris le contrôle à parité de Symbio , un fabricant de piles à combustibles créé en 2010, dont l'usine près de Lyon doit ouvrir en novembre. Investissement : 140 millions d'euros. Faurecia travaille aussi sur les réservoirs et vient de décrocher un gros contrat pour équiper des camions de Hyundai. Plastic Omnium, qui a investi 200 millions d'euros dans cette technologie, va, lui, équiper en réservoirs 5.000 bus d'un constructeur allemand. Il travaille également sur la pile à combustible, afin de limiter le recours au platine et réduire les coûts.

Enfin, dans le ferroviaire, Alstom joue les leaders avec son Coradia iLint, « le seul train à hydrogène à être déjà en exploitation commerciale », s'enorgueillit le groupe. Si la technologie a été mise au point sur le site de Tarbes, les rames sont fabriquées sur celui de Salzgitter, en Allemagne, pays où deux régions ont déjà passé commande de 41 exemplaires .

Hydrogène : du Zeppelin à la Lune, des décennies de faux départs

D'autres ventes se profilent aux Pays-Bas et en Italie. Des discussions sont également en cours en Espagne, dans les pays nordiques ou encore en Californie. En France, la SNCF dit vouloir être « le fer de lance des trains à hydrogène », mais les discussions avec les régions (qui financent les commandes de trains) pour finaliser une commande groupée traînent depuis deux ans.

Commentaires

1. Le vendredi, 10 juillet 2020, 13:03 par Fondu

En lien un reportage de TF1 passé le 8 juillet:
Hydrogène : pourquoi la France investit peu sur ce carburant qui ne rejette aucun déchet


Dans le monde, la course pour développer un réseau de stations et l'industrie de l'hydrogène est déjà lancée. En Chine, le gouvernement coupe les aides aux voitures électriques et passe à cette molécule : 14 milliards d'euros d'investissement. L'Allemagne, elle, annonce un plan à 9 milliards d'euros. Dans l'Hexagone, seulement 100 millions d'euros. Pourtant l'État doit investir pour rendre cette technologie abordable. Une voiture coûte plus 50 000 euros. Le numéro un français de la pile à hydrogène, qui est le cœur du véhicule, en fabrique seulement 200 par an

https://www.tf1.fr/tf1/jt-20h/video...

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet