la fonderie et piwi

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Sauver notre industrie par la data

L’effritement continu de la part de l’industrie dans la création de richesse est une dynamique largement partagée au sein des grands pays développés.

La France se singularise avec une baisse de son PIB industriel presque deux fois plus rapide que celui des autres grandes nations ces 40 dernières années.

L’absence de spécialisation, le coût du capital (avec l’ISF notamment), les contraintes normatives, les impôts de production (dont certains s’appliquent quelle que soit la santé financière de l’entreprise), la qualité et la localisation du capital humain sont quelques-uns des facteurs qu’avancent les économistes pour expliquer cela.

Avec un PIB industriel désormais de 11 %, la France fait pâle figure face à l’Allemagne (25 %), la Suisse (26 %) ou même l’Espagne (18 %).

Pourquoi est-ce important d’avoir une base industrielle forte ?

Parce que nul autre segment économique parvient tout à la fois à favoriser l’exportation, créer des emplois bien rémunérés et qualitatifs, ou encore dynamiser les zones d’emploi situées dans les territoires (80 % de la base industrielle française est proche d’une ville de moins de 20.000 habitants).

De surcroît, l’industrie est le segment économique où la mobilité sociale, en d’autres termes la capacité de progression professionnelle, est la plus élevée.

Des caractéristiques qui furent au cœur du contrat social de l’économie du XXe siècle. Après une période de plusieurs décennies où celle-ci a été déconsidérée (le PDG d’Alcatel avait déclaré, dans le années 1990, qu’il visait un modèle d’entreprise « fabless », soit débarrassée de ses sites industriels), il est donc normal de voir qu’elle est à nouveau en grâce dans le monde politique où chacun appelle à une revitalisation industrielle, en particulier à l’égard des produits médicaux qui nous ont tant manqué lors de la crise du Covid.

de surcroît, même en Allemagne se pose la question de savoir si le modèle suivi est le bon. De façon très symptomatique, l’industrie automobile, après avoir raillé les prétentions de Tesla à vouloir se hisser à son niveau, se rend soudainement compte qu’elle est potentiellement en danger de mort : Telsa vend désormais plus de véhicules aux Etats-Unis que BMW, Mercedes et Audi réunis.

Car, ce qui manque dans le modèle allemand, c’est la data ; ou encore la plateformisation. Or, cet état de fait n’a rien d’isolé au monde automobile : la plateformisation a déjà commencé à toucher de nombreux secteurs au sein desquels l’apport des services numériques rend souvent les innovations techniques les plus pointues secondaires par rapport à la valeur ajoutée que la data peut apporter.

Concrètement, cela signifie que les acteurs industriels de demain seront ceux qui disposeront d’une offre intégrée au sein de plateformes. Cela veut également dire que les compétences de ces acteurs sont appelées à fortement évoluer vers les métiers du logiciel et de la donnée.

Les sites industriels continueront-ils à se trouver dans les territoires ? C’est difficile à dire, et cela découlera de la capacité de ces territoires à réussir à fédérer des écosystèmes d’acteurs qui travailleront ensemble par la donnée, à les rendre attractifs pour des jeunes codeurs et data scientists qui, pour l’instant, sont essentiellement urbains, à susciter des cycles de formation qui soient conçus pour répondre aux besoins de ces acteurs industriels de demain.

Une route escarpée, et qui ne peut être prise que s’il existe une compréhension partagée de la puissance de ces nouvelles dynamiques.

Gilles Babinet est entrepreneur et conseiller de l’Institut Montaigne

sur les questions numériques. Peut-on néanmoins restaurer un secteur industriel qui a largement disparu ?

L’Allemagne peut compter sur la qualité de son écosystème où, pour chaque entreprise de produits finis, il existe un large éventail d’acteurs très pointus, spécialisés dans la production de biens intermédiaires, et où les écoles de formation et les écoles d’ingénieurs travaillent main dans la main avec les employeurs.

Tout cela est non seulement difficile à reproduire, mais

Commentaires

1. Le mardi, 23 juin 2020, 17:12 par piwi

Michelin avait une fonderie à Clermont-Ferrand où je livrais du sable très très fin à partir de la Sablem de Gallardon (28) mais

c'est la seule fonderie que je n'ai jamais pu visiter... secret oblige. Aucun stagiaire de cette fonderie n'a pu participer aux cyclatefs, secret oblige là encore .

Mais j'ai pu rencontrer François Michelin dans une réunion à Versailles organisée par le CEE (Centre d' Etudes des entreprises) que venait d'intégrer M. Tillard et que la maîtrise de Montupet a bien connu.

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